Centre Bang: des expos aux couleurs d'ici

Coordonnatrice artistique du Centre Bang, Anick Martel affirme... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Coordonnatrice artistique du Centre Bang, Anick Martel affirme que la programmation 2016-2017 mettra les artistes de la région à l'avant-plan, ce qu'illustre l'exposition Diagnostics présentée à Espace Virtuel. On y voit des tableaux réalisés par l'artiste saguenéen Pascal Picard.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Sur le site Internet du Centre Bang, vous ne voyez que trois activités émanant de la programmation 2016-2017. Outre la performance réalisée par Julie Bernier à Chicago, on ne mentionne que les expositions amorcées récemment à la galerie Espace Virtuel, celles de Mariane Tremblay et Pascal Picard.

Cette discrétion ne découle pas d'un problème d'organisation ou de «booking». Elle tient à une stratégie de communications centrée sur le moment présent. Suivant la même logique, le centre d'artistes basé à Chicoutimi (au cégep pour Espace Virtuel, au 132 Racine est pour l'Espace Séquence) n'a pas publié sa programmation.

«Je préfère utiliser cet argent pour organiser des activités», explique la coordonnatrice artistique Anick Martel. Parmi ses priorités, en effet, le rayonnement au sein de la communauté figure en bonne place. D'où sa satisfaction à la suite de l'exposition Convention collective présentée cet été.

«Le centre a réalisé un bon coup en réunissant 21 propositions émanant de la région, fait-elle remarquer. Nous avons accueilli beaucoup de monde, dont un bon nombre de touristes, et ils étaient contents de voir ce que font nos artistes.»

Le fait que l'Espace Séquence ait pignon sur rue a aidé, tout comme la curiosité que suscite la librairie Point de suspension, présente en vitrine. «Le défi consiste à amener les gens à faire le premier pas. Certains croient que l'art actuel est hermétique et voulons le démystifier. Nous les amenons à faire des liens avec ce qui les entoure.»

L'accent régional

Pour revenir à la programmation, l'accent sera mis sur les créateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Certes, on accueillera encore des artistes de l'extérieur, notamment Luc Courchesne et Paolo Almario, présents à l'Espace Séquence dans quelques semaines. Mais ils feront figure d'exception.

«Nous prenons un tournant résolument régional en priorisant les artistes qui vivent ici et ceux qui ont étudié en art chez nous. Nous considérons que le travail effectué par ces personnes est aussi valable que ce qu'on présente ailleurs», énonce Anick Martel.

Pour appuyer ses dires, elle évoque l'attrait qu'ont exercé les oeuvres du Baieriverain Jean-Jules Soucy en Grèce, lors de la foire internationale d'art contemporain Art-Athina. Sa série des Michel-AnJell-O, tout comme le film L'art n'est point sans Soucy, ont suscité un buzz au printemps.

«Les gens ont été fascinés par son travail», rapporte Anick Martel, qui y voit la preuve que l'art d'ici ne doit souffrir d'aucun complexe. Il sera donc abondamment présent dans les deux lieux de diffusion qu'opère Bang, dont c'est la troisième saison d'activités.

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