La Rubrique: classiques, nouveautés et danse

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Accompagné par la directrice communications-marketing, Élisabeth Gaudreault, le directeur artistique du Théâtre La Rubrique, Benoit Lagrandeur, a présenté la programmation 2016-2017, jeudi, lors d'une rencontre de presse tenue à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Daniel Coté
Le Quotidien

Deux salles combles grâce aux Tremblay, Michel et Guylaine. Retour de la danse. Report de la production maison jusqu'à l'été, où elle se déploiera en trois ou quatre temps. Le dévoilement du volet adulte de la programmation du Théâtre La Rubrique, jeudi, a permis de constater que la 38e saison de la compagnie jonquiéroise ne sera pas banale.

S'agissant des Tremblay, il est trop tard pour se procurer des billets donnant accès à la pièce Encore une fois, si vous permettez. Toutes les places ont été retenues en vue des représentations données les 14 et 15 février, à la Salle Pierrette-Gaudreault.

C'est ainsi que 800 personnes auront la chance d'assister au dialogue mettant en scène Guylaine Tremblay et Henri Chassé, qui incarnent la mère et l'auteur à l'époque où celui-ci était ce qu'on appelle aujourd'hui un artiste émergent. Elles les verront évoluer dans un décor dépouillé, autour d'une table en chrome joliment vintage.

« Cette pièce à deux personnages sera bien servie par l'intimité que procure notre salle », anticipe le directeur artistique de La Rubrique, Benoit Lagrandeur. La demande a été si forte pour cette production de la Compagnie Jean-Duceppe qu'il a fallu ajouter une supplémentaire.

Un Bousille convaincant

Autre événement à marquer d'une pierre blanche : le retour du classique de Gratien Gélinas, Bousille et les justes. C'est le Théâtre de la Bordée qui chapeaute cette version qui ouvrira la saison, le 22 septembre. « Christian Michaud est particulièrement convaincant dans le rôle-titre », fait valoir Benoit Lagrandeur.

Tout aussi prenant, le texte de Tribus, signé Nina Raine, évoque le destin de Billy, un jeune homme sourd, mais qui n'a pas appris la langue des signes parce que ses parents y voyaient une forme d'ostracisme. Sa rencontre avec Sylvia, qui partage la même condition, mais peut s'exprimer à l'aide des signes, va le bousculer pour la peine.

Cette pièce sera à l'affiche le 21 octobre et la distribution comprend Jacques L'Heureux et Monique Spaziani dans le rôle des parents. Le 21 avril, par ailleurs, c'est le chef-d'oeuvre de Tolstoï, Guerre et paix, qui prendra forme avec la complicité de quatre comédiens, ainsi qu'une nuée de marionnettes. Le décor est rien de moins que somptueux.

Les attentes seront tout aussi grandes le 25 avril, alors que le texte de Fabien Cloutier, Pour réussir un poulet, montrera comment il est difficile de briser le cercle de la misère. Ce sera la dernière pièce de théâtre pour adultes au programme et les habitués remarqueront l'absence d'une production maison.

Elle aura bel et bien lieu, mais pendant l'été, à l'occasion du Festival international des arts de la marionnette. « Nous présenterons trois ou quatre spectacles qui seront accessibles gratuitement, au Parc de la Rivière-aux-Sables. Dès la saison 2017-18, par contre, nous reviendrons avec une production en salle », note Benoit Lagrandeur.

Trois fois dansera

Absente l'an passé, la danse revient avec trois oeuvres, dont deux proposées de concert avec Diffusion Saguenay. C'est le cas, d'abord, d'Escadron volant : remix, une création de boucharDanse offerte le 2 octobre. Après un séjour à la Place du Citoyen de Chicoutimi, à compter de 10 h 30, elle migrera au Parc de la Rivière-aux-Sables, à 15 h.

L'autre volet du partenariat est Victoria, à l'affiche le 4 juin à 14 h 30, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Cette chorégraphie de Dulcinée Langfelder amène une nonagénaire à explorer ses souvenirs, ce qui est près de l'esprit qui anime Rites, le solo de José Navas que celui-ci exécutera le 26 novembre, à la Salle Pierrette-Gaudreault.

Représentations scolaires: la reprise

Avant même de parler des sept pièces proposées cette saison dans le cadre du volet jeunesse, il faut mentionner la bonne nouvelle que constitue la relance des représentations scolaires organisées par le Théâtre La Rubrique. Après une année de misère causée par les moyens de pression exercés par les enseignants, ce qui avait réduit à deux ou trois le nombre de séances fréquentées par les étudiants, on se rapprochera de la normalité.

« Ça va très bien de ce côté, confirme le directeur artistique de la compagnie jonquiéroise, Benoit Lagrandeur. Le ciel des ours donnera lieu à six représentations scolaires, comparativement à quatre pour Le merveilleux voyage de Réal de Montréal et Dans le noir, les yeux s'ouvrent. En même temps, nous venons d'ouvrir une deuxième fenêtre pour la pièce Vipérine. »

Dès la fin du boycott, en février, il a perçu l'amorce d'un dégel. Des autobus ont retrouvé le chemin du mont Jacob, prélude à l'intérêt exprimé lors des rencontres tenues au printemps, avec les représentants des commissions scolaires. « On a senti leur volonté de revenir, mais si je me fie à ce qu'on a vécu la fois précédente, en 2005-2006, ça va prendre un peu de temps avant qu'on retrouve les volumes antérieurs », analyse Benoit Lagrandeur.

Victime collatérale du boycott, Le merveilleux voyage de Réal de Montréal avait dû écourter son séjour à Jonquière, ce qui ne sera pas le cas cette fois-ci. Cette histoire d'un gamin facétieux, aussi charmant qu'agaçant, sera offerte pour une dernière fois le 17 décembre, moment où le grand public pourra y assister. Rappelons qu'elle s'adresse aux jeunes de cinq à dix ans.

Le ciel des ours, lui, ramènera le Teatro Gioco, une troupe italienne, au Saguenay. Présenté le 5 novembre, ce spectacle empreint de poésie devrait séduire les enfants de quatre à huit ans, alors que Dans le noir, les yeux s'ouvrent cible les six ans et plus. Ils sont attendus le 11 février, tandis que les neuf ans et plus ont rendez-vous avec Vipérine, le 18 mars. Ils la verront au moment où elle tente d'apprivoiser le décès de sa soeur aînée.

Présenté le 24 février, le spectacle Jouez, monsieur Molière marquera le retour d'un auteur d'ici, Jean-Rock Gaudreault, par le biais d'une histoire susceptible de plaire aux ados. Ils sont aussi conviés à Regards, le 18 octobre, mais uniquement dans le contexte d'une représentation scolaire. De son côté, Le carré de sable clôturera la saison le 6 mai. Cette création de la compagnie Tenon Mortaise a été conçue pour les enfants de deux à six ans.

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