Le nouvel orgue enchante

La hautboïste Annie Fortin d'Arvida et l'organiste Francis... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La hautboïste Annie Fortin d'Arvida et l'organiste Francis Rossignol de Chicoutimi.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Les Mardis de la Saint-Do ont fait une exception en s'installant à l'église Saint-Raphaël de Jonquière le temps d'un concert mardi soir. L'événement visait à souligner l'arrivée d'un nouvel orgue dans le lieu de culte. De nombreuses personnes ont répondu à l'invitation à la célébration, permettant aux deux musiciens invités de faire entendre leurs notes dans une église bien remplie.

L'orgue Casavant de 16 jeux nouvellement installé provient du Séminaire Marie-Reine-du-Clergé de Métabetchouan. Il a été déménagé dernièrement, puisque l'ancien instrument du bâtiment a été endommagé en raison d'un manque de chauffage. 

« L'orgue était disponible, car la chapelle est devenue un gymnase. Ici, on en avait besoin. Mais ce n'est pas tout d'en avoir besoin, il fallait le déménager », a affirmé l'animateur de la soirée avant que ne soit souligné le travail du facteur d'orgues Luc Lessard et du Choeur Saint-Raphaël qui ont rendu possible le projet. 

Mardi, donc, le mandat de faire résonner le nouvel orgue à l'église Saint-Raphaël a été confié à l'organiste Francis Rossignol, originaire de Chicoutimi. Celui qui fut l'élève de Céline Fortin au Conservatoire de musique de Chicoutimi poursuit actuellement sa formation en génétique médicale au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine de l'Université de Montréal. 

Il était accompagné de la hautboïste Annie Fortin, originaire d'Arvida, qui enseigne le hautbois à l'École de musique de Chicoutimi et à la Polyvalente Normandin. Parallèlement à sa carrière en musique, elle vient de terminer un Master en histoire de l'Université Paris-Sorbonne. 

« Nous recevons deux personnes exceptionnelles », a affirmé l'animateur en début de concert.

Le programme de la soirée était composé de 11 pièces dont cinq ont été offertes en duo. L'étendue du répertoire a permis d'entendre l'orgue dans plusieurs registres.

Francis Rossignol a pris le temps de présenter brièvement chacune des pièces avant de s'installer à l'instrument. 

Un écran géant a permis au public d'apprécier en images le travail effectué dans le jubé. 

Les spectateurs ont pu voyager à travers une gamme d'émotions. Ils ont eu droit à la douceur, la vivacité, la mélancolie et la joie. 

Le concert a notamment débuté avec une interprétation à deux de la Sinfonia, extrait de la cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen de Johann Sébastian Bach, une pièce évoquant le désespoir. 

Plus tard, Bach a été interprété à nouveau, mais d'une façon très vivante et puissante avec Fugue en sol majeur. L'écran géant a permis d'apprécier la gymnastique des pieds et des mains de l'organiste. 

En seconde partie de concert, le public a notamment eu droit à la Berceuse de Louis Verne basée sur les paroles de Dodo l'enfant do, puis à la colorée Penguins' Playtime de Nigel Ogden. 

C'est la Sonate pour hautbois et piano de Francis Poulenc qui a conclu la soirée. Une soirée qui a plu aux nombreux spectateurs, qui ont offert une ovation aux musiciens avant de quitter l'église.

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