Une marée humaine avec les Cowboys fringants

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Les Cowboys fringants sont toujours populaires sur la rue Racine.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Tout a commencé par une photo, celle que le collègue Rocket Lavoie a captée sur la scène dressée à l'angle des rues Racine et Bégin, à Chicoutimi. Le chanteur des Cowboys Fringants, Karl Tremblay, avait demandé à la foule de lever les bras pour rendre la chose plus « cute ». Le résultat, fort convaincant, vous l'avez vu à la une du journal.

« Il y a du monde, peu importe la température », a lancé le grand bonhomme pendant que ses camarades reprenaient leurs positions habituelles. La foule était impressionnante, en effet, pour la soirée inaugurale du Festival international des Rythmes du Monde.

Malgré la pluie tombée un peu plus tôt, personne n'avait bronché dans les premières rangées. En ajoutant les retardataires, notamment ceux qui avaient assisté aux spectacles donnés par Rooky Rook et Élage Diouf sur l'autre scène, à l'angle de la rue Labrecque, ça donnait une masse humaine ultra-compacte, plutôt jeune et très motivée.

« Il est si loin de nous, le temps où on riait », a proclamé Karl Tremblay au moment d'amorcer Bye Bye Lou. Le guitariste et le bassiste se sont aussitôt transformés en puces sauteuses, tandis que le violon de Marie-Annick Lépine conférait des accents celtiques à la chanson. La mélancolie, déjà, mais avec un grand sourire dans la face.

Pas du genre à relâcher la pression, le groupe a enchaîné avec La manifestation. Les gens étaient crinqués. Il y avait plein de bras tendus, mais peu de danseurs, faute d'espace pour manoeuvrer. Une dame voisine de l'auteur de ces lignes a d'ailleurs reçu un coup de coude sur la tête, gracieuseté d'un étourdi qui s'est quand même essayé.

La pièce suivante, 8 secondes, s'est muée en morceau de bravoure sous l'impulsion du violon, aussi russe qu'un plat de zakouskis. Le beat serré rendait bien l'urgence suggérée par le texte, dont une partie a été entonnée par le public, a cappella, à la suite d'une pause décrétée par Karl Tremblay.

Il voulait évoquer le souvenir d'une autre soirée aux Rythmes du Monde, l'année où le groupe s'était produit sur la Zone portuaire : « Après, on a été veiller et à 4 h, on a sorti nos instruments pour jouer sur la scène où on se trouve présentement. La police était venue, mais à soir, il n'est pas 4 h et on va finir le show le plus tard possible. »

D'autres perles ont donc été égrenées, dont Droit devant et Pizza Galaxie, un brûlot et une chanson triste. Paris-Montréal, aussi, où Marie-Annick Lépine a tricoté un solo délirant, punk ascendant celtique, en tournant sur elle-même.

Le moment était venu de souligner la fidélité d'un fan du Lac-Saint-Jean qui voyait les Cowboys pour la 70e fois. « Régis Reg Cantin est le gars le plus gentil, le plus généreux, que je connaisse », a souligné Karl Tremblay. Il l'a récompensé en sortant un morceau de patrimoine, un extrait de l'album Motel Capri lancé il y a 16 ans : Mon pays.

Des gens qui ne devaient pas avoir l'âge de monter dans un manège en 2000 ont débité les paroles avec aplomb, preuve que certains textes transcendent les générations. La foule était enjouée, heureuse de célébrer ses retrouvailles avec le groupe. Pas de doute qu'il n'aurait eu aucune peine à la retenir jusqu'à 4 h du matin.

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