Ascenseur tout en couleurs

L'artiste Julien Boily a créé une oeuvre trompe-l'oeil... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'artiste Julien Boily a créé une oeuvre trompe-l'oeil qui se veut également un voyage dans le temps afin de redonner du lustre à l'ascenseur du 94, rue Jacques-Cartier Est, un des plus vieux ascenseurs de Chicoutimi.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Après en avoir complètement restauré l'extérieur, les propriétaires du 94, rue Jacques-Cartier Est ont mis en valeur le minuscule ascenseur qui s'y trouve. Un appel de propositions a été lancé il y a quelques mois afin de sélectionner un projet artistique capable de redonner du lustre à l'appareil datant de plusieurs décennies.

Karine Potvin du Centre musical Karine Potvin, a... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Karine Potvin du Centre musical Karine Potvin, a accueilli les visiteurs dans ses installations. Elle a profité de l'occasion pour présenter un diaporama des oeuvres de l'artiste Julien Boily dans la salle de spectacle de son école de musique.

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Lisette Trépanier et Stéphanie Fortin, deux des quatre... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.1

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Lisette Trépanier et Stéphanie Fortin, deux des quatre copropriétaires du 94, rue Jacques-Cartier Est, ont reçu le public jeudi afin de dévoiler l'oeuvre qui orne l'ascenseur du bâtiment centenaire.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

«On souhaitait redonner un cachet particulier à l'édifice, faire vivre ce bâtiment. Dans la lignée des travaux historiques, on a voulu créer quelque chose pour optimiser l'ascenseur. Il est tellement petit. On s'est dit que par l'art, on pouvait lui donner un effet de grandeur», explique Stéphanie Fortin, une des copropriétaires de l'immeuble.

En collaboration avec le programme des Dons dédiés du Conseil des arts de Saguenay, une bourse financée en majorité par les propriétaires de l'édifice a permis de réaliser le projet.

Une trentaine d'artistes ont soumis des propositions. C'est finalement le projet de Julien Boily qui a été retenu. L'artiste a créé un oeuvre trompe-l'oeil qui se veut également un voyage dans le temps.

«C'était un défi, mais en même temps, c'était intéressant de trouver une stratégie pour donner l'impression que c'est plus grand.»

Pour ce faire, Julien Boily a réalisé une estampe numérique à partir d'infographie 3D. «J'ai intégré l'aspect historique du bâtiment en montant une ligne du temps», explique l'artiste.

Une série de sphères orne maintenant les trois murs et la porte de l'ascenseur.

«Certaines pierres sont simplement des miroirs qui donnent l'impression de voir le reste de l'ascenseur. Des roches reçoivent les photos historiques de chaque étape marquante de l'immeuble. Des sphères matière imitent quant à elles les matériaux caractéristiques des époques.»

Sur la porte, la ligne du temps représente l'époque actuelle.

L'artiste a eu recours aux photos de la bibliothèque et des Archives nationales du Québec, ainsi que de la Société historique du Saguenay.

Le bâtiment construit en 1911 a une histoire riche. Il a d'abord abrité les bureaux de la compagnie de pulpe de Chicoutimi et l'une de ses filiales, la Compagnie du chemin de fer Roberval-Saguenay. Il a ensuite été utilisé par les frères maristes, la compagnie Price, puis le commerce G.E. Ruelland et fils dans les années 50.

Le bâtiment est aujourd'hui habité par plusieurs commerces et organisations. La présentation de l'oeuvre au public jeudi soir se voulait également l'occasion de les découvrir.

Un diaporama des oeuvres de Julien Boily était d'ailleurs présenté dans la salle de spectacle Le Piccolo du Centre musical Karine Potvin. Une salle d'une capacité de 50 à 60 places.

L'école de musique installée au troisième étage de l'immeuble reçoit entre 100 et 150 élèves par année. Des cours particuliers, des formations de groupes et de la musicothérapie y sont offerts. «C'est une école qui s'adapte aux besoins des élèves. Plusieurs d'entre eux sont sur le marché du travail. On adapte l'horaire à leurs besoins», affirme Karine Potvin, directrice de l'endroit qui était heureuse de recevoir le public. «Ça prend des activités comme celle-ci pour dynamiser le secteur. C'est important», affirme celle qui est également impliquée dans l'Association des centres-villes de Chicoutimi.

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