Le monde étrange de Paul Laprise

Outre le dessin, Paul Laprise pratique la sculpture,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Outre le dessin, Paul Laprise pratique la sculpture, ce dont témoigne cette oeuvre intitulée Voltige.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Des créatures étranges ont élu domicile à la bibliothèque municipale de Jonquière. Des oiseaux qu'un ornithologue ne pourrait pas identifier, sauf sous l'effet d'un hallucinogène. Des personnes au visage gris comme la mort. Un dragon. Un vampire. Parce que le monde de Paul Laprise est tout, sauf ordinaire.

Présentée jusqu'au 9 juillet, son exposition a pour titre Amalgame. Elle regroupe quelques sculptures, dont une, très jolie, taillée à même un bloc de stéatite, ce qu'on appelle la pierre à savon. On dirait un oiseau, ce que semble confirmer le nom que lui a donné l'artiste de Sainte-Rose-du-Nord: Voltige. Sauf qu'avec lui, on n'est sûr de rien.

Dans son mot de bienvenue, en effet, il revendique une liberté presque absolue. «Exister implique une interprétation du monde et les façons de le représenter sont multiples», note ainsi Paul Laprise. Chez lui, l'élément déclencheur se résume parfois à des lignes tracées au hasard. Elles peuvent faire naître un dauphin, un totem, voire un lézard.

Au rez-de-chaussée, plusieurs dizaines de dessins accueillent le visiteur. Les plus récents sont de cette année et font partie d'une section distincte. Il y en a trois et sur celui du centre, Amalgame, un homme et une femme marchent devant quatre masques flottant entre ciel et terre. Leurs visages sont colorés et ils portent des vêtements gris.

Un autre genre de famille est représentée sur La porte des étoiles. Cette fois, ce sont les visages qui sont gris et les vêtements colorés. L'enfant, une fillette, affiche un air triste. On dirait que la mort rôde, comme sur l'image complétant cette séquence: La porteuse. Là encore, l'enveloppe est séduisante, alors que le corps est comme absent.

D'autres dessins se distinguent par leur fantaisie. Ainsi en est-il de l'oiseau baptisé Le grand-duc. Le corps est si coloré qu'on pourrait attribuer la paternité de ce dessin à un artiste amérindien de l'ouest du pays.  Et juste à côté, Beaux yeux porte vraiment son nom, puisqu'il montre de grands yeux nichés au coeur d'un élégant plumage.

Il vaut la peine de s'en approcher pour admirer le souci du détail qui anime Paul Laprise. Méticuleux, celui qui se perçoit comme un artisan, au même titre qu'un artiste, aime le travail bien fait, ce qui ajoute au plaisir que procure Amalgame.

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