Deux raisons de veiller tard

Busty And The Bass a transformé le chapiteau... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Busty And The Bass a transformé le chapiteau dressé près de l'Auberge de jeunesse de Tadoussac en plancher de danse, jeudi.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'avenir appartient à ceux qui se couchent tard et pour en avoir une nouvelle preuve, rendez vous dans le secteur occupé par le Café du Fjord et l'Auberge de jeunesse de Tadoussac. Deux groupes on ne peut plus différents, mais excellents à l'intérieur de leur créneau, vous feront entendre des choses susceptibles de vous arracher un sourire.

Au Café du Fjord, où il sera présent à compter de 23h, Pandaléon présentera des compositions identifiées à la mouvance alternative ambiante, ce que les plus vieux appelaient le rock progressif. Il complétera une série de trois spectacles qui, malgré l'absence quasi totale de mise en scène, ont attiré un public conséquent dans le cadre du Festival de la chanson.

C'est ainsi que jeudi, lors du passage du Quotidien, seul le guitariste était visible, tandis que le claviériste et le batteur, assis très bas, étaient masqués par la première rangée de spectateurs. L'intérêt de la chose résidait ailleurs, dans leurs constructions complexes, amenées souvent à pas de loup, qui donnent l'impression de faire un long et beau voyage, pour peu qu'on se donne la peine d'écouter.

Souvent, c'est la guitare qui ajoute de la verticalité au paysage sonore, une guitare aux accents floydiens, mais qui peut aussi se faire granuleuse, saturée, insistante, comme ce fut le cas sur la dernière pièce au programme. Ça donne le goût de réécouter le bel album que Pandaléon a sorti récemment.

La réincarnation de Prince?

L'autre raison de veiller tard, Busty And The Bass, se pointera à l'Auberge de jeunesse à 22h30. Premier contraste: ils sont neuf sur la scène, dont quatre musiciens au sein de la section de cuivres. Et tous participent au spectacle en dansant, en sautant, en donnant l'impression que c'est la plus belle soirée de leur vie.

La musique, tout aussi sophistiquée que celle de Pandaléon, constitue un savant amalgame de soul et de hip-hop, avec un poil de jazz. On sent l'influence des maîtres des années 1960 et 1970, dont Marvin Gaye qui a fait l'objet d'une reprise originale au rappel, sur l'air de «Sexual Healing».

La présence du chanteur, qui est également saxophoniste, ajoute quelque chose d'électrique aux arrangements. On dirait la réincarnation de Prince pour la voix et l'intensité et jeudi, un public très dense, très jeune aussi, a suivi son exemple en transformant le chapiteau en piste de danse.

Le contact s'est fait si spontanément qu'on se prend à rêver. Pourquoi ces gars de Montréal ne viendraient pas faire un tour dans la région, possiblement dans le cadre du Festival jazz et blues? Tout ce que ça prendrait, c'est un peu d'espace sur la scène. Le reste, ils l'ont.

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