Deux boules apparaissent dans le ciel de La Baie

Sitôt dévoilée la sculpture intitulée La croisée des... ((Photo courtoisie))

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Sitôt dévoilée la sculpture intitulée La croisée des chemins, l'un de ses auteurs, l'artiste Pierre Sasseville, en a expliqué le sens à un groupe d'enfants qui passait par le Parc Mars. Cette oeuvre constitue un symbole de l'ouverture aux autres, du dialogue, ce qui fait écho à la présence du pavillon de croisières internationales dans le voisinage.

(Photo courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

On craignait le vent et la pluie. Ça aurait pu perturber le dévoilement de la sculpture installée au Parc Mars, à deux pas du pavillon des croisières internationales de La Baie. En fin de compte, c'est la toile qui couvrait l'oeuvre de Jean-François Cooke et Pierre Sasseville, La croisée des chemins, qui a fait la coquine.

Une fois, deux fois, en compagnie des dignitaires, les artistes ont tiré sur les câbles émergeant de l'imposante silhouette grise. On a vu poindre un poteau de métal luisant. La cinquantaine de personnes rassemblées sur le site ont cru que ça y était, mais leur curiosité n'a pas été satisfaite.

«On répète à tout le monde que ce n'était pas notre idée de faire ça», a alors lancé Jean-François Cooke avec humour. C'est à ce moment qu'Isabelle Gagnon, de Promotion Saguenay, a annoncé que la cérémonie était mise sur Pause, le temps d'aller chercher une nacelle.

L'attente a été récompensée à 10h23, alors que deux poteaux surmontés de deux boules de couleurs jaune et bleue se sont profilés dans le paysage baieriverain. On a tout de suite compris pourquoi, lors d'une brève allocution, Pierre Sasseville avait comparé la sculpture aux aiguilles à tête ronde qu'on plante sur une carte géographique.

Elles brillaient sous le soleil, les boules en acier inoxydable conçues et fabriquées dans un atelier de Québec. Fruit d'un concours tenu dans le cadre de la Loi du 1%, en vertu de laquelle on verse cette part d'un investissement public dans la création d'une oeuvre d'art, elles amorçaient leur long compagnonnage avec le pavillon des croisières.

«Les artistes ont piqué notre curiosité sans tomber dans le loufoque», a mentionné la présidente du Conseil des arts de Saguenay, Guylaine Simard. De son côté, le conseiller municipal Luc Boivin s'est réjoui de l'absolue liberté qui fut accordée au duo, en même temps qu'un budget de 90 159$.

«Ce n'est pas cher, 1%, et il est important de laisser libre cours à la liberté artistique. En plus, cette oeuvre est accessible. J'ai reçu les images avant tout le monde et quand mes enfants les ont vues, ils m'ont demandé s'il s'agissait d'antennes d'extraterrestres ou de lollypops», a souligné l'élu de l'arrondissement de La Baie.

D'autres jeunes, membres de trois classes de maternelle, n'ont pas eu besoin de solliciter leur imagination à ce point. Assis au pied de l'oeuvre, ils ont eu droit à une mini-conférence prononcée par Pierre Sasseville. Il a repris l'image des punaises géantes avant d'énoncer le message qui sous-tend le projet piloté avec son vieux complice.

«Il y a l'idée d'un dialogue entre la population locale et les visiteurs», a résumé l'artiste. Ce qu'il faut savoir, en effet, c'est que les boules juchées à une hauteur de 25 pieds font écho au Code international des signaux maritimes. Le jumelage du bleu et du jaune forme la lettre K, qui veut dire: «Je désire communiquer avec vous».

«Les sphères marquent l'ouverture au dialogue, tandis que leur proximité rend la sculpture plus dynamique. Leur alignement change au fur et à mesure qu'on en fait le tour», a fait valoir Pierre Sasseville à l'occasion d'une entrevue accordée au Quotidien.

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