Le Cirque Éloize reviendra à La Baie

Cette photographie montre que Cirkopolis mise autant sur... (Photo courtoisie)

Agrandir

Cette photographie montre que Cirkopolis mise autant sur l'humour que sur la dextérité des acrobates recrutés par le Cirque Éloize

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Le Théâtre du Palais municipal de La Baie sera l'hôte du Cirque Éloize, le 25 février 2017. Absente de la région depuis 2004, la célèbre troupe reviendra avec Cirkopolis, l'une de ses créations les plus appréciées.

À son retour de Chine et d'Europe, ses destinations pour l'été et l'automne, elle aura été présentée 450 fois.

«Ça fait des années que j'essaie de les amener ici. J'ai vu Cirkopolis au Capitole de Québec, il y a quelques mois, et je trouve qu'on est chanceux d'avoir ça. C'est une prestation artistique incroyable, un spectacle très humain, touchant, aussi», raconte Claudine Bourdages, directrice de la programmation et du marketing à Diffusion Saguenay.

Elle qui a chanté pour le Cirque du Soleil est impressionnée par le travail effectué par les dix acrobates recrutés par le Cirque Éloize. Évoluant devant un écran géant qui tient lieu de décor, ils suscitent les rires et génèrent des émotions fortes, ainsi que des moments de grâce.

«Le numéro que j'ai le plus apprécié est celui de la contorsionniste qui marche sur les mains tendues par ses camarades. Elle est fantastique», décrit Claudine Bourdages. Elle parle d'une image poétique dont le souvenir demeurera longtemps gravé dans sa mémoire.

Un devis technique important

Le Cirque Éloize aime se produire dans des lieux relativement intimes, ce qui cadre avec les 1200 places qui seront disponibles au Théâtre du Palais municipal. Un autre atout tient aux capacités portantes du bâtiment. Il a été conçu en fonction de spectacles imposant de lourds accrochages, comme l'avait illustré le passage de Notre-Dame de Paris.

«Même si nous avions voulu nous rendre au Centre Georges-Vézina, ça n'aurait pas fonctionné parce que le plafond ne pourrait supporter l'équipement dont la troupe a besoin pour présenter Cirkopolis. Ce ne sera pas possible tant que les rénovations n'auront pas été complétées», précise Claudine Bourdages.

Elle confirme que le devis technique est important, tout en notant que l'utilisation d'un écran géant facilite la venue du spectacle en région. C'est à travers lui qu'on voit se profiler le décor, ce qui est plus pratique - et tout aussi efficace, sinon plus - que la version traditionnelle faite de planches et de clous.

L'escale baieriveraine s'inscrit dans le cadre d'une tournée québécoise comprenant une dizaine de dates. Diffusion Saguenay offrira les billets au coût de 48$ (adultes) et 35$ (étudiants). Les détenteurs de la carte Premières loges pourront réserver dès samedi, à compter de 10h.

Pour ce faire, il suffira de téléphoner au numéro 418-698-4080 ou se rendre à l'adresse diffusion.saguenay.ca. Les personnes qui auront le goût de devenir membres pourront emprunter les mêmes voies, ce qui les autorisera à réserver sans délai. Le grand public, lui, devra patienter jusqu'à lundi, à 10h.

Puisque c'est un membre du Cirque Éloize qui... (Photo courtoisie) - image 2.0

Agrandir

Puisque c'est un membre du Cirque Éloize qui a inventé la roue Cyr, il était normal qu'elle soit intégrée au spectacle Cirkopolis, ainsi que le constateront les personnes qui, le 25 février, se rendront au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

Photo courtoisie

Un spectacle qui transcende les frontières

«Nous ne tournons pas suffisamment au Québec. C'est pourquoi nous avons l'intention d'être plus présents», affirme Jeannot Painchaud, metteur en scène du spectacle Cirkopolis avec le chorégraphe Dave Saint-Pierre. Il est donc le premier à se réjouir du retour du Cirque Éloize au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

D'une certaine manière, le fait que la compagnie ait été moins active en région constitue une bonne nouvelle. Cela signifie que ses créations ont transcendé les frontières, que leur propos est universel. L'exemple le plus éloquent vient de Cirkopolis, présenté dans 20 villes chinoises cet été.

«Il s'agit d'une première pour le Cirque Éloize. C'est majeur», souligne Jeannot Painchaud. La Chine s'ajoutera à la trentaine de pays qui ont accueilli ce spectacle qui correspond en tous points à la philosophie de la compagnie fondée en 1993.

«Nous cherchons la proximité avec le public parce que nous formons un cirque théâtral. Il y a des moments spectaculaires et des moments de poésie. Nos créations sont destinées à toute la famille», rapporte le metteur en scène

Un monde inventé

Cirkopolis se déroule dans une ville où l'efficience, l'obsession du rendement, semblent avoir pris le pas sur l'humain. Le personnage central est un fonctionnaire évoluant dans un environnement oppressant, un homme qui, un jour, décide de prendre le large.

«Il s'évade de son univers et on entre avec lui dans un monde inventé, relate Jeannot Painchaud. Au plan visuel, ce qu'on voit sur scène est inspiré de l'expressionnisme allemand, ce courant qui a marqué la peinture au début du 20e siècle. On remarque aussi l'influence des films Metropolis, de Fritz Lang, et Brazil, de Terry Gilliam.»

À travers les acrobaties, la danse, l'humour et la théâtralité déployés par les interprètes, le spectacle fait ressortir le besoin irrépressible d'afficher son humanité, même entre les murs froids d'une ville-usine. En cette ère du tout numérique, des sociétés atomisées, il n'est pas étonnant que cette oeuvre ait acquis une telle résonnance.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer