Boom Desjardins, entre maisons et chansons

De passage au journal il y a quelques... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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De passage au journal il y a quelques jours, Boom Desjardins a présenté son nouvel album solo, Clandestin. Il le montre sous un jour différent, plus relax et plus près de ses racines country.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Pendant les trois dernières années, Boom Desjardins a fait honneur à son prénom. Devenu promoteur immobilier à Val-d'Or, il a participé à la construction de 96 résidences, ce qui a nécessité de nombreuses opérations de dynamitage. C'était le prix à payer pour répondre à la pénurie de logements qui sévissait dans cette ville.

«J'ai toujours gravité autour de la construction et comme il y avait un problème d'accès au logis, j'ai ouvert l'équivalent de 96 portes, notamment des maisons de ville et des blocs. Ç'a bien marché. Tout est vendu ou loué, mais là, le marché est plus tranquille», a confié le chanteur vendredi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Ce n'est pas la fin de cette aventure, puisque Boom Desjardins dispose de 900 terrains pouvant accueillir une propriété. Tôt ou tard, le casque et les bottes «capées» referont partie de son habillement, mais en ce moment, un autre genre de chantier le tient occupé.

Sa pierre angulaire a été posée le 6 mai, jour de la sortie officielle de Clandestin. Cet album solo a été créé dans l'urgence, l'artiste s'étant donné dix jours pour ficeler les chansons, puis les enregistrer avec quatre musiciens, à l'intérieur d'un chalet.

Certains d'entre eux étaient de vieux complices, notamment le batteur Yanick Boivin, qui participe à ses projets depuis 15 ans. «Pour que ça fonctionne, un atelier aussi intense, ça prend une forme de synergie. Or, chacun de nous avait accumulé des choses qui ont été mises à profit pendant les sessions», explique Boom Desjardins.

Nouvelle musique, nouveau ton

La grande nouveauté, du moins pour le public, fut de constater à quel point Clandestin baigne dans le bluegrass et le folk. Il en résulte des tonalités que d'aucuns assimilent au country, un genre musical auquel le gars de l'Abitibi a prêté allégeance il y a longtemps.

«Dans les spectacles de La Chicane comme dans les miens, il y a toujours eu un bloc country parce que ça fait partie de mon univers. Ça ne criait pas trop fort dans le temps, alors qu'aujourd'hui, c'est rendu à la mode», note Boom Desjardins en souriant.

Lui qui s'est bâti une réputation de chanteur de ballades a profité de l'occasion pour explorer des atmosphères différentes. À l'exception de J'attendrai, inspirée par une rupture vécue par l'un des musiciens, il fait dans la chanson de route, ainsi que dans la fantaisie, comme sur J'ai pas d'amis.

«Je trouve ça le fun de faire des choses plus légères. Dans le nouvel album, on reconnaît plus les choses qu'on vit au quotidien. On n'est pas toujours en peine d'amour», plaide Boom Desjardins. Fier de ses compositions, il se donne trois ans pour les faire vivre sur scène, d'abord dans les festivals, puis en salle à compter de l'automne.

«Grâce à des tounes qui ont traversé le temps, mon public est large et fidèle. J'ai donc hâte de faire le tour du Québec en privilégiant les petites salles, les lieux où les gens sont relax. J'en profiterai pour célébrer les 20 ans de Calvaire en 2017. J'ai commencé avant, mais pour moi, ça reste le point de départ», énonce Boom Desjardins.

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