André Sauvé, pour une dernière fois

André Sauvé présentera le spectacle Être, samedi, à... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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André Sauvé présentera le spectacle Être, samedi, à la Salle François-Brassard, au profit de la Fondation Asselin.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Trois ans après sa naissance, le spectacle Être approche du fil d'arrivée. Les représentations officielles ont pris fin en janvier et il ne reste que deux rendez-vous en ce qui touche la version destinée au marché corporatif. L'un d'eux aura lieu samedi à 20h, alors qu'André Sauvé s'arrêtera à la Salle François-Brassard de Jonquière.

«Il n'y a pas de décors et le «pacing» est différent», a-t-il précisé jeudi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Ce qui ne change pas, en revanche, c'est l'accent mis sur la vie intérieure de ses congénères, leurs névroses et leurs attentes, leur rapport compliqué à la réalité.

L'approche d'André Sauvé est originale. Il part d'expressions aussi banales que vivre le moment présent, être soi-même, pour identifier des vérités essentielles. «Il y a aussi des sujets tabou comme la confiance en soi. Ce n'est pas vrai qu'on l'a tout le temps», fait observer l'humoriste.

Il raconte que les sketches ont été écrits spontanément, que c'est juste à la fin de l'exercice que le titre du spectacle lui est apparu, aussi évident qu'un nez au milieu du visage. Ce qui est particulier, c'est qu'en dépit de sa vision du monde que d'aucuns jugent singulière, Être rejoint des préoccupations que partagent bien des gens.

«On ne parle pas de ces choses, mais elles sont en nous. On dit que c'est une forme d'humour un peu champ gauche et je crois qu'ils sont nombreux à y aller secrètement. Souvent, les spectateurs ont le sentiment que je suis entré dans leur tête. Plusieurs me le disent», rapporte André Sauvé.

La fin de ses représentations au Québec coïncidera avec deux séjours prolongés en France. En juillet, il donnera 21 représentations d'Être à l'occasion du Festival d'Avignon. L'humoriste passera aussi une partie de l'automne et de l'hiver dans l'Hexagone. Il se donnera le temps de percer là-bas en misant sur le caractère universel de son propos.

«Partout, on se pose les mêmes questions. Ce qui m'aide, aussi, c'est l'absence de références locales dans mon humour», énonce André Sauvé, qui apportera son ordinateur afin de préparer, à feu doux, la troisième production de sa carrière.

Pour revenir à sa présence dans la région, c'est à la Fondation Asselin, qui a pour mission d'appuyer le Cégep de Jonquière, qu'en revient le mérite. Accessible au coût de 55$ (on réserve via le réseau Réservatech), le spectacle contribuera au financement de ses activités.

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