Rymz, l'antidote aux clichés

Ryms se produira le 27 mai au Hall... (Photo courtoisie)

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Ryms se produira le 27 mai au Hall Jeannois d'Alma.

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Daniel Coté
Le Quotidien

«La scène hip hop est en effervescence au Québec. Depuis quatre ou cinq ans, avec des groupes comme les Dead Obies et Loud Larry Adjust, les ventes n'ont jamais été aussi bonnes, ce qui est aussi le cas pour moi. Je dépasse bien des vedettes populaires», a raconté Rymz, il y a quelques jours, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Celui qui se produira le 27 mai au Hall Jeannois d'Alma fait figure de vétéran en raison de ses dix ans de service. Ayant connu le temps pas si lointain où le hip hop était cantonné dans la marginalité, aux prises avec une image violente provoquée par les excès commis par des collègues américains, il apprécie pleinement cette embellie.

«Je sens aussi un changement dans la couverture des médias. L'autre jour, par exemple, j'ai donné une entrevue à Radio-Canada. En raison de nos ventes, ils n'ont plus le choix de nous inviter», fait observer l'artiste originaire de Saint-Hyacinthe.

Tout ce qui manque pour faire son bonheur, c'est une plus grande ouverture de la part des diffuseurs. «Ils ont peur de nous mettre à l'affiche dans leurs salles, alors que nous sommes des modèles. Moi, je suis loin d'être tout croche», plaide Rymz qui, lorsqu'il ne fait pas de rap, est éducateur dans un foyer de groupe.

Loin des clichés

Le sérieux qui imprègne la scène hip hop est illustré par le deuxième album de Rymz, Petit Prince. Les arrangements sont raffinés et le propos se situe à mille lieues des clichés misogynes et homophobes qui ont fait tant de dommages à ce genre musical.

Lancé à la fin d'avril, cet encodé montre les deux facettes de l'artiste. «Il y a des musiques un peu plus planantes, ainsi que des tounes où les paroles sont moins importantes, l'objectif étant que ça bouge, mentionne-t-il. C'est le cas de Foutoir, entre autres. En spectacle, elle sert à foutre le feu. Chaque soir, je fais du bodysurfing dessus.»

La pièce titre, elle, sert de support à un clip somptueux, une super production tournée dans le désert de Mojave. Un lien est tracé avec l'autre Petit prince, celui de Saint-Exupéry. «Je travaille avec la même équipe depuis quelques années. On savait ce qu'on voulait et on a peaufiné l'image, le style et le son», décrit l'artiste.

Ceux qui le verront au Hall Jeannois découvriront la version «live» de cette pièce, jumelée à d'autres extraits du nouvel album. «Nous sommes rendus à six spectacles depuis le lancement et ça lève plus que jamais, rapporte Rymz. J'ai aussi hâte de retourner à Alma, où j'ai chanté avant les Fêtes. Ce soir-là, ça avait été vraiment le fun.»

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