De la visite rare à Chicoutimi

Texte: Patrick Watson a demandé que le public... (Archives La Presse, Édouard Plante-Fréchette)

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Texte: Patrick Watson a demandé que le public soit debout dans le cadre la tournée Love Songs For Robots, un voeu qui sera exaucé samedi soir, alors qu'il se pointera à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi avec six camarades. En plus d'explorer son nouvel opus, ainsi que les précédents, le Montréalais offrira quelques primeurs à ses fans de la région.

Archives La Presse, Édouard Plante-Fréchette

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'hôtel La Saguenéenne recevra de la visite rare, puisqu'il s'agit de l'une des huit escales que Patrick Watson effectuera cette année au Québec.

Il était temps parce que la tournée mondiale découlant de l'album Love Songs For Robots est entrée dans le dernier droit.

À Chicoutimi, où il apparaîtra peu de temps après l'intervention de Safia Nolin, dont on dit tellement de bien, ses fans remarqueront l'absence de sièges devant la scène. Ce n'est pas que le promoteur - Robert Hakim dans ce cas-ci - a été dans la lune. Il s'est tout simplement conformé au désir exprimé par l'artiste.

«L'album est basé sur le RnB. Il groove et je trouve que l'énergie est plus le fun dans la salle quand le monde reste debout. Il crie. Il bouge. Il est plus à l'aise. Assis, il y a moins de partage», a expliqué Patrick Watson vendredi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Il en a eu une nouvelle preuve la veille, à Victoriaville. «Le public était pompé et ça a changé l'allure du show», fait observer le musicien qui, au cours de cette tournée, est accompagné par six camarades. Il s'agit, pour l'essentiel, de l'équipe qui a enregistré le disque à Los Angeles, aux célébrissimes studios Capitol.

«On devait rester trois jours seulement parce que c'est cher, mais après avoir préparé quatre chansons, on a décidé de continuer là-bas, ce qui a été bien le fun. On jouait sur le piano de Nat King Cole. J'ai chanté dans le micro de Frank Sinatra et tout a été capté «live», ce qui a facilité la préparation du spectacle», raconte Patrick Watson.

Bien sûr, il explorera l'ensemble de son répertoire, tout en s'accordant un espace de liberté favorisant les constructions improvisées. Le moment sera également propice à l'essai de nouvelles compositions, une vieille habitude qui a l'avantage de conférer à chaque soirée un cachet particulier.

«J'écris tout le temps, comme les autres membres du groupe, et on vient de commencer à jouer des choses nouvelles sur la route. On le fait pour le plaisir, dans un esprit relax. C'est d'abord pour voir si on aime ça», note Patrick Watson.

Il ne sait pas à quoi vont mener ces explorations, du moins à ce moment-ci. Peut-être qu'elles aboutiront sur un EP, peut-être aussi sur un album en bonne et due forme. Il y a aussi un projet solo qui montre le bout de son nez, parallèlement à des musiques de film.

Ce qui ne fait pas de doute, en revanche, c'est l'attachement de ses fans. Partout dans le monde, on sollicite sa présence. On se procure ses enregistrements. Le buzz qui a accompagné ses premiers opus ne s'est pas émoussé. «Ma carrière va très bien. Je suis chanceux», résume modestement Patrick Watson.

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