Bernard Adamus, artiste foisonnant

Bernard Adamus surfe sur le succès de son... (Archives La Presse, André Pichette)

Agrandir

Bernard Adamus surfe sur le succès de son plus récent album, Sorel Soviet So What?, comme en témoignent les trois spectacles présentés dans la région à compter de jeudi.

Archives La Presse, André Pichette

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Album foisonnant, spectacle foisonnant.

C'est l'équation que formuleront ceux qui, à compter de jeudi, seront témoins des trois sorties effectuées par Bernard Adamus au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il se pointera d'abord à l'Hopera de Jonquière, qui affiche complet, avant de jouer au Météore de Dolbeau-Mistassini et à la Boîte à Bleuets d'Alma, vendredi et samedi.

Il s'agira de sa première visite depuis celle qui a suivi le lancement de Sorel Soviet So What? à l'automne. L'artiste s'était alors rendu au Sous-Bois de Chicoutimi, qui avait fait salle comble en deux occasions. De là à dire que cet enregistrement suscite un vif intérêt, il n'y a qu'un pas qu'on peut franchir allègrement.

«L'album va très bien. Il joue souvent à la radio et les salles sont pleines depuis le début de la tournée. On fait neuf des dix chansons qui s'y trouvent», a mentionné Bernard Adamus mercredi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Les nouvelles compositions sont pleines de vie, davantage que sur la plupart des disques qui sortent ces temps-ci. Les arrangements sont touffus, tout comme les textes qui, même quand le rythme est accéléré, donnent l'impression de bousculer les notes.

«Il s'est passé plein de choses en studio. Ç'a cliqué», raconte Bernard Adamus. La magie s'est perpétuée dans les derniers mois, puisque la plupart des musiciens l'ont suivi sur la route. Cette semaine, ils seront cinq à l'accompagner sur la scène, un luxe en ces temps de disette pour la chanson québécoise.

«Le spectacle est très vivant, même si après tout ce temps passé en tournée, on sait où on s'en va. En plus des nouvelles pièces, on profite de l'occasion pour revisiter les anciennes. Les arrangements reflètent le fait que le temps a passé, que les musiciens ont changé.»

L'humour colore plusieurs de ses textes, dont celui d'En voiture mais pas d'char, évocation de l'inconfortable entre-deux que constitue la pré-adolescence. «On avait toute l'air d'une gang de beaux mottés/À se chercher un style à la fin des 80's/Entre Mario Pelchat et Siouxie and the Banshees», chante l'homme avec un bel entrain.

Cette pièce mérite qu'on s'y attarde parce qu'elle a fait l'objet d'un clip diffusé depuis mardi. Julien Poulin y tient un rôle et le produit fini plaît à Bernard Adamus. «Des fois ça marche bien, et d'autres fois moins, mais lui, je le trouve bien beau. J'ai trouvé ça trippant, aussi, de travailler avec Julien Poulin», résume le chanteur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer