Jean-Michel Malouf dirigera l'orchestre

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Directrice générale et président de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Christine Boily et Michel Harvey entourent le nouveau chef de cette formation, Jean-Michel Malouf. Notons, pour la petite histoire, que celui-ci n'avait pas eu le temps d'ajuster le noeud papillon qui lui a été offert lors de la rencontre de presse.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Appuyé massivement par les musiciens et les membres du Choeur symphonique, Jean-Michel Malouf assumera les fonctions de chef d'orchestre et directeur artistique de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il a été préféré à ses consoeurs Dina Gilbert et Geneviève Leclair à la suite d'un processus de sélection amorcé il y a trois ans.

La nomination de l'homme de 37 ans, originaire de Montréal, a été confirmée vendredi, à l'occasion d'une rencontre de presse tenue au Conservatoire de musique de Saguenay. C'est dans la Salle Jacques-Clément, nommée en l'honneur du chef fondateur de l'orchestre, que son successeur est sorti du fond de la scène pour officialiser sa nomination.

«Je suis excité, très heureux, d'obtenir la chance de remplacer monsieur Clément. Ce ne sera pas une mince tâche», a d'abord souligné Jean-Michel Malouf à qui la directrice générale de l'orchestre, Christine Boily, venait de remettre un noeud papillon de marque Abattis en guise de cadeau de bienvenue.

Avisé de sa nomination une dizaine de jours après le concert qu'il avait dirigé le 13 mars, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, le chef en résidence du Thunder Bay Symphony Orchestra emménagera dans la région d'ici à la rentrée. «J'ai hâte de contribuer à sa vie artistique», a-t-il mentionné.

La première sortie publique de Jean-Michel Malouf aura lieu le 19 mai, pendant un 5 à 7 tenu à la Base de Bagotville. Il s'agit d'une activité-bénéfice pour l'orchestre, pendant laquelle il prendra la parole. Précisons que les billets, qui coûtent 125$, donneront accès à une dégustation de bières, vins et fromages, ainsi qu'à des numéros musicaux.

Sur scène, en revanche, c'est le 2 octobre, au Théâtre Banque Nationale, que le nouveau chef effectuera ses débuts en tant que titulaire. Ce sera le premier des cinq événements formant la programmation des grands concerts pour la saison 2016-2017.

«Il y avait eu plus de spectateurs lors des concerts où les trois candidats ont dirigé l'orchestre. Nous nous attendons à ce que l'effet de curiosité se poursuive à l'automne», a indiqué Christine Boily. C'est elle et Jacques Clément qui ont jeté les bases de la programmation, ce qui n'empêchera pas Jean-Michel Malouf de s'y investir.

«Des choix ont été faits en ce qui touche les oeuvres et les solistes. Il me reste à déterminer quels ajustements je souhaite apporter en fonction de ma vision artistique», confirme le nouveau chef, dont le mandat embrasse également l'Orchestre des jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Jean-Michel Malouf

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Charmé dès la première répétition

Dès son premier contact avec les musiciens et les membres du Choeur symphonique, lors des répétitions tenues avant le concert qu'il a dirigé le 13 mars, Jean-Michel Malouf a réalisé à quel point il serait agréable de succéder au chef fondateur de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jacques Clément. Tout bien résumé, ça avait cliqué.

«On avait travaillé fort parce qu'il s'agissait d'un gros programme. Il y avait du Mendelssohn, dont la plupart des compositions sont exigeantes, notamment parce qu'elles requièrent beaucoup de virtuosité. Or, le groupe avait bien répondu, ce qui m'a rendu encore plus fébrile, désireux d'être sélectionné», a confié le maestro au Quotidien.

Pour la première fois de sa carrière, il sera chef d'un orchestre professionnel, une responsabilité d'autant plus grande que son prédécesseur a assumé ce rôle pendant 37 ans. L'une de ses priorités, en marge du volet artistique, s'inscrira dans la continuité des initiatives portées par Jacques Clément dans les dernières années.

«L'idée générale, c'est qu'il y ait encore plus d'activités dans les écoles de la région, plus de liens tissés avec le milieu. Il faut capitaliser sur ce qui a été fait et sur des atouts comme le Quatuor Alcan», fait observer Jean-Michel Malouf.

Au lutrin, par ailleurs, il est trop tôt pour articuler une vision claire de ce qu'il entend apporter. Même ses préférences personnelles, parmi lesquelles on remarque un faible pour la musique symphonique allemande, ne sauraient servir de balise.

«Je tends à bien comprendre la musique allemande, celle de Beethoven, Brahms, Bruckner, Mozart et Schubert, entre autres. J'aime la façon dont ces compositeurs sont partis d'une forme établie pour la mettre au service de leur expression artistique. Par contre, il n'est pas question de faire juste de l'allemand», note le maestro en souriant.

Cette capacité de faire fi de ses préférences touche également le trombone, son instrument de prédilection. Il lui arrive encore d'en jouer au sein de formations réduites, mais pas fréquemment, faute de temps. «Au moment de préparer un concert, ça ne m'influence plus beaucoup», rapporte Jean-Michel Malouf.

Quant à son intérêt pour la fonction de chef, il s'est développé au secondaire, lorsqu'on lui a confié la direction de l'harmonie scolaire. Il a ensuite décroché un diplôme du conservatoire en tant que tromboniste, ce qui n'a pas assouvi toutes ses ambitions artistiques.

«J'ai décidé de retourner aux études afin d'apprendre la direction d'orchestre. Après, j'ai laissé les choses arriver», résume le maestro.

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