VioleTT Pi, simplement lui-même

VioleTT Pi a lancé son deuxième album jeudi.... (Courtoisie, Mylène Meunier)

Agrandir

VioleTT Pi a lancé son deuxième album jeudi.

Courtoisie, Mylène Meunier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

VioleTT Pi lançait jeudi son deuxième album intitulé Manifeste contre la peur à Montréal. Vendredi, l'auteur-compositeur-interprète, décrit comme «déjanté», «déroutant» et «indescriptible bibitte», sera sur les planches du Sous-Bois de Chicoutimi. Une occasion d'entendre les nouvelles pièces de celui qui, au-delà des qualificatifs qu'on peut lui accoler, est simplement lui-même.

Trois ans après la sortie de son premier album eV, VioleTT Pi récidive avec un deuxième album punk de 13 titres. Le lien qui unit l'auteur-compositeur-interprète au public de la région n'est pas étranger à sa volonté de monter sur la scène de la salle de la rue Racine au lendemain de son lancement.

«Dès le début, la réception a été bonne ici. Chaque fois que je sors quelque chose, je vais au Sous-Bois. J'y suis allé lorsque j'avais seulement un EP de quelques chansons. Les gens étaient là et ils connaissaient les paroles par coeur», s'étonne encore Karl Gagnon alias VioleTT Pi.

«À Montréal, les gens t'observent, ils sont plus gênés. Ici, ils se laissent aller. À Chicoutimi, ç'a toujours été ''l'fun''. Si tu séduis la foule dès la première chanson, elle est à toi pour tout le spectacle», explique-t-il au cours d'un entretien téléphonique.

Le spectacle offert au Sous-Bois pourrait être différent de celui du lancement. «À Montréal, je vais présenter l'album complet, puis des pièces du premier disque. On verra si la formule fonctionne bien. Sinon, il y aura des changements avant la prestation à Chicoutimi».

L'artiste n'est pas du genre à s'imposer un cadre rigide sur scène. «Le show ne se ressemble pas tant que ça d'un soir à l'autre. Ça dépend des salles et du public», affirme celui qui sera entouré de trois musiciens pour offrir un «show grouillant».

Pour l'auteur-compositeur-interprète, se retrouver sur une scène représente l'aboutissement, le plaisir.

Le nouvel album a nécessité un an de travail. Même s'il espère que le public appréciera les nouvelles pièces, VioleTT Pi ne s'impose pas la pression de plaire. «Je n'ai pas essayé de rendre ça gentil. Je ne fais pas de compromis. Quand je fais quelque chose, je suis vraiment moi. Chercher à plaire, c'est étrange. On ne sait pas ce que les gens aiment. C'est quasiment cliché, mais j'ai l'impression que quand on est fidèle à soi-même, ça passe mieux.»

Pour l'artiste, il n'y a pas de demi-mesure.

«J'aime autant plaire beaucoup à des gens, puis déplaire beaucoup à d'autres que d'être sur une ligne grise. Être juste correct, ça laisse indifférent. Quand je vois des trucs comme ça, je vais voir ailleurs.»

C'est aussi parce qu'il est simplement lui-même qu'il ne s'attarde pas aux étiquettes.

«Je comprends le terme de ''bibitte'', mais je ne trouve pas que ce que je fais est si ''heavy'' que ça. Il y a quelque chose de très terre à terre dans la chanson au Québec. Les gens ne se permettent pas beaucoup. Dès que quelqu'un fait quelque chose d'un peu à gauche, les gens sont surpris. J'ai cette étiquette parce que je vais là où peu de monde va. Si tu pousses les limites et que t'es le premier, évidemment, c'est toi qui manges l'étiquette», estime celui qui ne cherche pas non plus à être différent.

«Ce n'est pas volontaire. Ça me plaît de faire des choses comme ça, tout simplement.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer