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Les Clowns noirs s'attaquent au théâtre documentaire

Les Clowns noirs Grossomodo et Trac font partie... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les Clowns noirs Grossomodo et Trac font partie de la nouvelle production du Théâtre du Faux Coffre intitulée L'enterrement de Grossomodo.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le théâtre documentaire, vous connaissez? Les Clowns noirs proposent une production inspirée de ce genre théâtral qui met en scène des événements réels. Une nouvelle façon de raconter une histoire qui mettra en scène trois clowns, des archives et une bonne dose de folie.

Le Théâtre du Faux Coffre présente L'enterrement de Grossomodo, sa quinzième production qui s'inscrit dans la série des grands documentaires des Clowns noirs. La nouvelle création réunira sur scène trois des cinq protagonistes, soit Diogène, Grossomodo et Trac.

C'est aussi leurs interprètes qui ont respectivement travaillé à l'écriture des textes (Martin Giguère), à la conception des décors (Pierre Tremblay) et à la conception sonore (Patrice Leblanc). Ils ont aussi tous oeuvré aux côtés d'Éric Chalifour à la mise en scène.

« C'était plus simple ainsi avec les horaires », explique simplement Martin Giguère, alias Diogène.

L'idée du documentaire est venue récemment à l'auteur des textes des Clowns noirs. « Il fallait trouver une nouvelle façon de raconter », estime Martin Giguère. « On avait le goût de se renouveler, de se mettre en danger en essayant autre chose », explique-t-il.

Il ne connaissait pas beaucoup le genre, mais il a entendu parler d'une troupe montréalaise qui a produit notamment une pièce intitulée Fredy, qui traite de la mort de Fredy Villanueva.

« C'est super intéressant comme proposition », affirme celui qui a adapté le style à l'univers des Clowns noirs. Ainsi, même si le genre réfère au documentaire, ça ne signifie pas nécessairement que le résultat sera sérieux.

L'histoire racontée date d'il y a 20 ans. « On peut la raconter parce qu'un interdit de publication vient d'être levé », met en contexte Martin Giguère. À l'aide d'archives, Diogène raconte l'histoire de Grossomodo. Le public est invité à revisiter les événements qui se sont déroulés en 1995 et qui ont failli coûter la vie au clown noir au moment où il entrait dans un cirque ambulant international.

« Diogène devient l'animateur, comme dans les émissions de Canal D où on reçoit des témoins de l'époque venus raconter des événements. Il y a des reproductions d'archives de journaux, des correspondances, des archives audio et vidéo, des reconstitutions dramatiques, des entrevues avec des témoins, de la vulgarisation d'experts », énumère l'auteur.

La production se veut également une parodie d'émissions comme Secrets d'Histoire diffusée à TV5, émission qui met en lumière la vie et le parcours d'une personnalité qui a marqué l'Histoire à l'aide d'archives et de témoins.

Si le genre trouve son public, d'autres productions pourraient être offertes par le Théâtre du Faux Coffre.

« Les idées sont là pour trois autres spectacles. Chaque clown pourrait avoir son documentaire », affirme Martin Giguère qui souligne que les Clowns noirs ne seront pas dénaturés.

Après deux premières représentations vendredi et samedi, la pièce sera présentée du mercredi au samedi, jusqu'au 7 mai, à 20 h, à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

Les billets sont disponibles au coût de 20 $ et de 15 $ pour les étudiants.

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