Une soirée avec David Thibault

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David Thibault

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Daniel Coté
Le Quotidien

David Thibault avait fait bonne impression en mars 2015, en première partie du spectacle Les années bonheur présenté au Théâtre du Palais municipal de La Baie. Flanqué de deux musiciens, le jeune homme avait livré quelques classiques d'Elvis avant de passer le témoin aux vedettes de la soirée : Michel Louvain, Chantal Pary et Renée Martel.

Jeudi à 20 h, c'est dans un contexte différent que le chanteur revient au Saguenay. Son nom figure en haut de l'affiche et ceux qui iront le voir au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi constateront que ce prodige - il n'est âgé que de 18 ans - peut fréquenter des univers différents de celui du King.

« Le spectacle rend hommage à la musique des années 1950 et 1960. Je ferai des pièces de Jerry Lee Lewis, Johnny Cash, Little Richard et Johnny Hallyday, ainsi que du Elvis. C'est une période que j'aime pour ses chansons, de même que ses voitures et la décoration », a raconté David Thibault mercredi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

L'orgueil de Saint-Raymond de Portneuf ne joue pas du piano comme Jerry Lee Lewis, mais ceux qui connaissent le côté extravagant du Killer, sur scène comme à l'extérieur, ne seront pas dépaysés. Son interprétation de Great Balls of Fire ne pourra pas être confondue avec une ballade.

« Je la fais avec mes tripes et je bouge beaucoup. Comme c'est un personnage assez fou, je peux me laisser aller sur scène avec lui », explique David Thibault. Une autre différence, par rapport à sa première apparition, tient à la participation de trois choristes et quatre musiciens, dont un contrebassiste. Le son sera plus ample.

« On respecte l'esprit des chansons, sans toutefois livrer une reproduction identique », énonce le chanteur. Signe que sa personnalité artistique commence à s'affirmer, son premier album, qui sera lancé le 25 mai, comprendra quelques pièces originales en français.

« Je les joue avec mon style, un mélange de rétro et de moderne. Ça ne fait pas longtemps que j'ai trouvé mon son à moi », souligne David Thibault. Pour l'heure, ces compositions ne font pas partie du spectacle. En revanche, les fans qui le verront ce soir découvriront sa version de Blue Hotel, un succès de Chris Issak.

Le moment est bien choisi, puisque le clip est diffusé depuis quelques jours. Cet extrait de l'album éponyme a ceci de particulier qu'il ramène l'auditeur dans les années 1980, un territoire que le jeune homme a peu fréquenté. « Je ne connaissais pas cette pièce, mais ma mère l'aime depuis longtemps», confie-t-il.

Quant à son public, il est relativement âgé, comme le laisse deviner son répertoire. « Ça me fait plaisir de lui rappeler sa jeunesse, mais je crois que mes compositions vont attirer plus de jeunes. Le style rétro est revenu à la mode », estime l'invité de Diffusion Saguenay.

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