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Nouvelles expositions à la Pulperie : Les deux versants de la beauté

Victor Dallaire n'a pas mangé des coups de... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Victor Dallaire n'a pas mangé des coups de bâton pendant deux mois pour décrocher la coupe Stanley. Il a en a sculpté une à la demande d'un homme du Saguenay, une oeuvre qui, à n'en pas douter, attirera l'attention des gens qui se rendront à La Pulperie de Chicoutimi cet été. Ils pourront visiter sa rétrospective, ainsi qu'une exposition intitulée La Fabrique des monstres.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

D'un côté les monstres, de l'autre Victor Dallaire. Les expositions présentées jusqu'au 2 octobre, à La Pulperie de Chicoutimi, montrent des visages bien différents de la création artistique. Il y a les oeuvres qui font peur et celles qui émeuvent ou charment le visiteur, autant d'expériences concoctées par l'équipe du musée régional.

« On a deux belles expositions », a résumé le directeur général de l'institution, Jacques Fortin, lors d'une rencontre de presse tenue hier. En ajoutant le retour du théâtre d'été après une absence d'un an, sous le giron du Théâtre 100 Masques, ainsi que des activités comme les Destinations lyriques, on obtient la promesse d'un été fructueux.

Présent à ses côtés, Victor Dallaire a exprimé tout le bien qu'il pense de sa rétrospective, une exposition intitulée Le bois dans l'âme. On y trouve des oeuvres provenant de sa collection personnelle, autant que de celle du musée. Des collectionneurs privés ont aussi prêté quelques sculptures.

« Je viens de visiter l'exposition. Je ne pensais pas que ce serait aussi gros. Je remercie ceux qui ont travaillé là-dessus. C'est très bien fait », a souligné le Baieriverain, un homme qui préfère s'exprimer à l'aide de ses outils, plutôt que sur une tribune.

Il s'est animé davantage après la rencontre de presse, alors que les participants ont visité la salle où ses oeuvres ont été regroupées. Tout naturellement, en cette saison des séries, ils se sont dirigés vers L'ultime inspiration, une réplique de la coupe Stanley taillée dans du tilleul.

« C'est impressionnant. Il s'agit de mon coup de coeur », a lancé le président de La Pulperie, Jérôme Gagnon. Il est vrai que cette sculpture grandeur nature, commandée par un Saguenéen, frappe l'imagination. On s'amuse à examiner les noms des équipes gagnantes, ainsi que les détails de la décoration. Tout est rigoureusement identique.

La salle renferme également des représentations d'animaux, lesquelles sont tout aussi criantes de vérité. S'y ajoutent des tableaux surdimensionnés, dont un illustrant l'arrivée des Augustines à Chicoutimi, ainsi qu'un meuble orné de bas-reliefs, des scènes de genre et des nus féminins très séduisants, campés dans un décor sylvestre.

Beautés féroces

En pénétrant dans la seconde exposition, La Fabrique des monstres, on découvre l'autre face de la création artistique. Il ne s'agit plus de produire de la beauté, du moins, une version de la beauté qui rallierait les suffrages de la majorité. Il faudrait plutôt parler de beautés féroces.

« C'est ma formation en histoire de l'art qui m'a incitée à explorer cette thématique. Je savais qu'il y avait des possibilités infinies », a expliqué Kathleen Vickers, directrice des collections et de la recherche. En six mois, ce qui est peu pour un projet de cette envergure, elle a déniché 104 objets, dont certains qui donnent le frisson.

Sa fierté est d'avoir puisé largement dans la collection du musée. C'est ainsi qu'au hasard d'une visite, on croise des fusains produits par Soeur Marie-de-la-Grâce, qui faisait partie de la Congrégation Notre-Dame du Bon-Conseil, de somptueux dessins de Pascal Picard et, bien sûr, des sculptures de Victor Dallaire.

Il reste à voir comment les familles réagiront. Les parents voudront-ils exposer leur progéniture à des estampes montrant Satan au coeur de son royaume, des personnages du film Alien, ou le serpent qui a convaincu Ève de mordre dans la pomme? « Je ne serai pas inquiète à l'idée d'amener mes enfants ici », répond Kathleen Vickers en souriant.

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