Le Zoulou blanc fait oublier la neige

Johnny Clegg a lancé de belle façon la... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Johnny Clegg a lancé de belle façon la 21e édition du Festival jazz et blues de Saguenay, lundi soir. Près de 800 personnes étaient réunies au Théâtre Banque Nationale pour voir et entendre le Zoulou blanc.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La 21e édition du Festival jazz et blues de Saguenay a été lancée de bien belle façon, lundi soir. Johnny Clegg est parvenu à faire oublier aux près de 800 personnes réunies le froid, la neige et même le jour de la semaine en leur donnant l'impression de mettre un pied dans son Afrique du Sud natale.

Après une prestation de son fils Jesse, qui a proposé de belle façon six pièces de son propre répertoire, les musiciens sont apparus sur scène, rapidement suivis de Johnny Clegg, se déplaçant en pas de danse. Il était près de 21 h. Une première note est sortie de la bouche du Zoulou blanc et déjà, le public avait compris qu'il ne regretterait pas sa soirée.

Beauté. Un mot simple qui résume bien le spectacle auquel a eu droit le public réuni au Théâtre Banque Nationale. La beauté de la musique, la beauté des mots, et celle de l'humain, engagé, qui les assemblent pour offrir un tout entraînant et touchant à la fois.

« Pardonnez-moi si je massacre un peu la langue française », a-t-il lancé en début de représentation. Pourtant, Clegg a fait preuve d'une grande générosité en s'efforçant d'offrir des explications et anecdotes dans la langue de Molière. Jamais il n'a abandonné pour choisir la facilité.

Johnny Clegg a pris le soin de présenter les instruments traditionnels utilisés. Il a aussi parlé de ce qui a inspiré certaines de ses pièces.

Il a notamment offert Asimbonanga, chanson qu'il a écrite pour Nelson Mandela en 1986 et qui traite de l'endurance.

« Le refrain est en zoulou. Nous disons que tout ira bien à la fin. Que si ce n'est pas OK, ce n'est pas la fin », a-t-il raconté.

Il a aussi interprété Osiyeza, composée en hommage à Dudu Mntowaziwayo Ndlovu, son partenaire de scène pendant des années, qui a été assassiné en 1992, lors de violences liées à l'apartheid.

L'artiste, qui s'amuse avec les cinq musiciens qui l'accompagnent, a été chaudement applaudi après chacune de ses pièces.

L'union de la voix de quatre d'entre eux sur la pièce Digging for Some Words, que Clegg qualifie de « chanson écologique », a d'ailleurs donné lieu à un moment beau et touchant.

La soixantaine bien sonnée, Johnny Clegg offre toute une performance scénique. Le danseur bouge d'une façon à faire rougir d'envie bien des trentenaires. Il n'est jamais statique. Difficile de résister à l'envie de le suivre dans son entrain.

Toute la salle s'est d'ailleurs levée d'un coup pour danser sur I Call Your Name.

Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter la salle avant la fin de la représentation. Un premier spectacle offert par l'auteur-compositeur-interprète dans le cadre du Festival jazz et blues de Saguenay, que les gens présents n'oublieront pas de sitôt.

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