Comment Steve Hill a sauvé sa carrière

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Steve Hill a raison de sourire, puisque la série des Solo Recordings a ressuscité sa carrière.

Photo courtoisie: Scott Doubt

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il n'y a pas si longtemps, la carrière de Steve Hill ressemblait à un champ de ruines. Il venait de sortir un album qui a coulé à pic, sa compagnie de disque n'ayant pas décroché une subvention qui aurait permis d'en faire la promotion. Le guitariste a aussi réalisé que le type qui gérait ses finances retenait une part de ses gains.

Ça sentait la fin, à tout le moins la dèche, quand il a pris la route, seul dans son vieux Ford. Le Trifluvien s'est mis à jouer partout où ça adonnait, quitte à encaisser de modestes cachets. «Il fallait que je survive», a-t-il raconté il y a quelques jours, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

On dirait une histoire de blues sur fond de «road trip», l'éternelle rengaine de l'artiste sans cesse ramené à la case départ. La différence est que cette fois, les choses ont bien tourné. Fort de son expérience en solo, Steve Hill a enregistré un album dans son studio, à peu de frais. Le premier de ses trois Solo Recordings.

L'impact a été immédiat. Il y a eu toutes sortes de prix, ainsi qu'une nomination aux Juno Awards, le pendant «canadian» du gala de l'ADISQ. Et surtout, ce disque a justifié la tenue de 175 spectacles, dont plusieurs au Canada anglais, un scénario qui s'est répété après la sortie du deuxième tome, que l'homme assimile à un coup de circuit.

«L'an dernier, j'ai joué plus souvent au Canada anglais qu'au Québec. J'ai aussi remporté quatre prix Maple Blues, de même que le Juno de l'album blues. Je n'ai jamais lâché. Je suis un travaillant», affirme le guitariste originaire de Trois-Rivières.

Deux sorties au Sous-Bois

Un bonheur n'arrivant jamais seul, Steve Hill vient de lancer Solo Recordings, Volume 3. Une fois de plus, c'est lui qui chante et joue de tous les instruments, et ce, simultanément. En studio comme sur scène, en effet, il n'est pas question de finasser en superposant des bandes sonores.

L'album regroupe des compositions originales que l'artiste a pris le temps de roder en spectacle. Pour la première fois, il était épaulé par Pierre Girard, un gars originaire de la région: «Je voulais juste jouer et je suis content. Ça sonne vraiment bien.»

Deux reprises ont été ajoutées in extremis, à la suite d'une expérience tentée à la fin d'une séance. «J'ai demandé à Pierre de laisser tourner le ''tape'' et j'ai fait Still A Fool And A Rollin Stone, ainsi que Rollin & Tumplin et . Ça donne une couleur blues à l'album», se réjouit Steve Hill.

Le voici donc reparti sur la route et l'une de ses premières escales est Chicoutimi, plus spécifiquement le Sous-Bois. Une première soirée ayant affiché complet, celle de jeudi, l'invité du Festival jazz et blues de Saguenay a ajouté une supplémentaire qui aura lieu mercredi, à 20h.

«Maintenant, j'ai pas mal de choix, quelque chose comme 35 tounes regroupées sur les trois disques, en plus des reprises. Comme je suis seul, je peux me permettre de dresser une liste en fonction de la salle où je vais travailler. J'ai aussi la liberté de changer d'idée en chemin», souligne le musicien.

On l'associe au blues, mais il rappelle que sur les Solo Recordings, on ne retrouve que deux pièces de facture traditionnelle. «Comme sur le disque Exile On Main Street des Rolling Stones, je fais aussi des tounes folk et country, ainsi que du rock. C'est comme ça que j'ai élargi mon public», rapporte Steve Hill.

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