Des joyeux fous en montagnes russes

Les Trois Accords seront en spectacle à la... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Les Trois Accords seront en spectacle à la salle Michel-Côté d'Alma.

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Alors, à quoi ça ressemble un concert des Trois Accords? Eh ben, imaginez que vous êtes au sommet de montagnes russes et qu'au moment de prendre votre élan, cette sensation de vertige vous habitait pendant 90 minutes tellement les succès et les émotions s'enchaînent sur un feu roulant. C'est ça, un concert des Trois Accords en 2016.

On n'aurait pu pourtant craindre le pire avant que les lumières de la salle Michel-Côté s'éteignent. En effet, comme seulement un peu plus de la moitié des sièges avaient trouvé preneurs, la formation aurait pu se venger en offrant le strict minimum, or les Trois Accords ont plutôt préféré mettre les bouchées doubles et, disons-le, cette stratégie a grandement porté fruit.

Évidemment, le groupe a été fidèle à sa réputation et c'est immédiatement après la première chanson que les musiciens ont chaleureusement remercié l'auditoire pour ensuite quitter la scène, provoquant une certaine confusion qui en a amusé plus d'un. La formation est donc revenue après un premier rappel de ce qui allait se transformer en une longue série savoureusement interminable de rappels tout au long du concert.

Outre cette façon de procéder joyeusement insolite, le groupe a réservé bien des surprises.

À titre d'exemple, gageons que plusieurs spectateurs garderont un souvenir impérissable de ce concert, et ici, nous faisons allusion à ceux et celles qui ont eu la chance de monter sur scène afin de former «la chorale d'Alma» à l'occasion de la chanson Tout nu sur la plage.

Notons aussi l'un des derniers rappels où le chanteur Simon Proulx a proposé une relecture dépouillée et curieusement émouvante de Saskatchewan que les spectateurs ont tous entonné à l'unisson.

Côté répertoire, eh bien, les Trois Accords ont offert rien de moins qu'une avalanche de succès. Même l'auditeur peu familier avec la formation pouvait s'étonner de connaître en substance la plupart des chansons. C'est là un constat plutôt surprenant en ce qui concerne une formation à qui plusieurs auraient prédit à l'époque un tragique destin de «One hit Wonder».

D'ailleurs, ce qui est encore plus fascinant avec cette formation singulière, c'est de jeter un coup d'oeil à ceux et celles qui forment son public. À l'image de son répertoire, le public des Trois Accords est divinement éclaté. On y retrouve des jeunes mélomanes adolescents, des adultes occupant des emplois vénérables (potin potin: il y avait un conseiller municipal dans la salle et il a beaucoup plus gigoté que l'auteur de ces lignes) et même des marginaux qui y trouvent leur compte.

Disons-le, derrière ses textes farfelus, les Trois Accords cachent judicieusement des histoires et des thèmes qui ont une portée universelle.

Décidément, si tous les concerts en offraient autant en 90 minutes, les gens seraient fous de ne pas passer chacune de leurs soirées dans des salles de spectacle.

Heureusement, on peut au moins compter sur ces joyeux fous pour se sentir moins seul.

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