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Un camp de théâtre pour apprivoiser les classiques

Le directeur général du Théâtre 100 Masques, Dario... (Archives Le Progrès-dimanche, Jeannot Lévesque)

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Le directeur général du Théâtre 100 Masques, Dario Larouche.

Archives Le Progrès-dimanche, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Pour que des jeunes acceptent de passer de longues journées dans un local sans fenêtre, en juillet de surcroît, ça prend une bonne raison. Or, c'est un phénomène auquel on assiste chaque été, au Théâtre 100 Masques, à l'occasion des camps de théâtre thématiques.

Ils seront de retour pour une 15e année et si le passé est garant de l'avenir, les intéressés auront intérêt à s'inscrire rapidement (pour ce faire, on téléphone au numéro 698-3895). La programmation est étalée sur deux semaines, ce qui permet d'accueillir deux vagues formées de 60 jeunes. Et souvent, la compagnie affiche complet.

«Plusieurs parents nous disent que cette expérience aide leurs enfants à se dégêner. Certains se découvrent une passion pour le théâtre, tout en ressentant une grande satisfaction parce qu'en l'espace de cinq jours, ils montent un spectacle à partir de rien», rapporte le directeur général du 100 Masques, Dario Larouche.

Chaque semaine, quatre groupes sont formés. Il y a les 7-8 ans, les 9-10 ans, les 11-12 ans et celui qui réunit les jeunes âgés de 13 à 15 ans. En plus de participer à des ateliers variés, pouvant aller de la danse gumboot au chant, en passant par le mime, ils préparent la représentation donnée le vendredi, devant leurs proches.

«Ça représente davantage qu'un terrain de jeux. Sans être des professionnels, les participants fonctionnent de la même manière qu'eux au moment de concevoir le spectacle. En plus, cette expérience leur offre une belle occasion de socialiser», décrit Dario Larouche.

Molière, Shakespeare et les autres

Dans la première semaine du camp, soit du 4 au 8 juillet, les jeunes aborderont différentes époques de l'histoire du théâtre. Certains s'attarderont à la farce médiévale, d'autres au théâtre antique, au nô japonais ou au classicisme français.

Chaque année, on a des thématiques. La différence, c'est que depuis l'an dernier, les activités sont axées sur le répertoire», note Dario Larouche. Cette orientation est particulièrement visible dans la deuxième phase du camp, celle qui débute le 11 juillet. Tous groupes confondus, les participants seront invités à pasticher un chef-d'oeuvre.

Les plus jeunes s'attaqueront au Malade imaginaire de Molière, tandis que les 9-10 ans aborderont le Roméo et Juliette de Shakespeare. Pendant ce temps, Rostand et son Cyrano de Bergerac monopolisera l'attention des 11-12 ans, tandis que les plus vieux prêteront vie à une version d'En attendant Godot, le classique de Beckett.

Le coût de l'inscription s'élève à 160$ pour une semaine et 260$ pour les deux. D'ordinaire, les jeunes travaillent à la Salle Marguerite-Tellier, mais cette fois, ils utiliseront la Salle Murdock qui, exceptionnellement, sera libre au cours de l'été. La production annuelle du 100 Masques migrera en effet à La Pulperie de Chicoutimi.

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