L'au revoir du chef

Les deux concerts présentés cette fin de semaine... (Archives Le Quotidien)

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Les deux concerts présentés cette fin de semaine marqueront la fin d'un parcours amorcé en 1979.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Jacques Clément affirme que le plus difficile fut de prendre la décision de se retirer. C'est donc avec sérénité que le chef de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean dirigera l'ultime programme de sa carrière, ce soir et dimanche.

Jacques Clément aborde avec sérénité les deux concerts... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 1.0

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Jacques Clément aborde avec sérénité les deux concerts présentés en fin de semaine. Ils marqueront la fin de son parcours au sein de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

«Aujourd'hui, je sais que je ne m'en vais pas dans le vide. J'ai vu se dessiner mon avenir, alors qu'au moment où j'ai fait le choix de partir, je me trouvais devant une page blanche», a-t-il confié hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Le titre du concert est Rencontres légendaires. Présenté aujourd'hui à 20h, à la Salle Michel-Côté d'Alma, puis demain à 14h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, il marquera la fin d'un parcours amorcé en 1979. Le soliste invité sera le pianiste David Jalbert, qu'on entendra dans le Concerto pour piano no. 2 de Johannes Brahms.

On pourrait croire que cette pièce a été choisie pour des raisons personnelles, mais il n'en est rien. Pas plus sentimental qu'il le faut, Jacques Clément invoque plutôt les qualités de l'oeuvre, de même que son désir de monter une programmation équilibrée.

La saison des grands concerts n'avait pas mis le piano en valeur, en effet. C'était donc la dernière occasion pour le faire et justement, l'un des solistes les plus réputés au Québec était disponible. Il jouera pour la première fois avec l'orchestre.

«David Jalbert possède énormément de talent. Ce qui fait sa force, aussi, c'est son humilité, le fait qu'il ne se comporte pas comme une diva. Je considère en effet que les vedettes, dans un concert, ne sont pas les interprètes. Ce sont les compositeurs», avance Jacques Clément.

Il reconnaît que le Brahms possède un côté sévère, austère, tout en insistant sur sa richesse. Il s'agit d'une oeuvre de maturité, alors que l'autre pièce de résistance, la Symphonie no. 4 de Schubert, dite Tragique, a été créée dans la 20e année du Viennois.

«Schubert était déprimé lorsqu'il a commencé à l'écrire. C'est ce que montre le début de l'oeuvre, mais peu à peu, on voit que le ton change. On sent la vitalité de la jeunesse, signe qu'il s'est fait prendre au jeu», décrit Jacques Clément.

L'équilibre invoqué tantôt concerne aussi la provenance des compositions. Tenant à ménager une place au répertoire québécois, le chef a intégré une pièce d'Isabelle Panneton, Trois fois passera. Elle sera présentée au début du concert d'Alma, tandis qu'à Chicoutimi, cette oeuvre suivra la Petite suite québécoise de Marie Bernard.

Ce sera un clin d'oeil à l'histoire de l'orchestre, puisque ce titre a trouvé son chemin sur l'un de ses albums. «Robert Pelletier et Nathalie Camus figurent sur cet enregistrement et on les entendra à nouveau aux marimbas et au violon», précise Jacques Clément.

Bien qu'il s'agisse de ses derniers concerts en tant que chef et directeur artistique, le protocole sera réduit au strict minimum. Pour assister à l'hommage au nouveau retraité, il faudra se pointer au Théâtre Banque Nationale le 19 avril. On soulignera sa contribution à l'occasion du dernier événement de la saison dans le cadre des Mardi-concerts.

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