Le FIRM recule pour mieux sauter

La présidente du FIRM Myriam Gagnon, le directeur... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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La présidente du FIRM Myriam Gagnon, le directeur général Robert Hakim, Sylvie Boissonneault, membre du conseil d'administration, ainsi que Marie-Kim Bouchard, coordonnatrice communications et marketing.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Reculer pour mieux sauter. C'est la meilleure façon de décrire le geste que vient de poser la direction du Festival international des Rythmes du Monde (FIRM). Souhaitant résorber son déficit accumulé, elle concentrera les activités sur quatre jours, cette année, tout en promettant que chaque soirée sera mémorable.

« La programmation sera condensée et aussi "upgradée". Ce sera spectaculaire », a promis le directeur général Robert Hakim, mercredi, lors d'une conférence de presse tenue à l'Hôtel Chicoutimi. Pour montrer un bout de ce qui s'en vient, il a annoncé la présence d'Ariane Moffatt et de l'un des participants à l'émission La Voix, Elie Haroun.

« On pense que ces deux-là donneront un bon mélange », affirme le promoteur. Il confirme ainsi le virage effectué par le festival, un virage en vertu duquel des artistes pop partagent l'affiche avec ceux qu'on associe plus spontanément aux musiques du monde.

L'autre changement significatif, outre la réduction de six à quatre jours, tient au moment où l'événement se déroulera. L'édition 2016 se déploiera du 10 au 13 août, ce qui, pour la première fois, situera le FIRM à l'extérieur des vacances de la construction.

Pour justifier cette décision, Robert Hakim invoque le beau temps qui, de plus en plus, caractérise le mois d'août. En même temps, il raconte que l'an dernier, la concentration des activités sur six jours consécutifs, pendant le congé de la construction, a empêché des gens de la région de participer.

« Certains auraient voulu venir, sauf qu'ils avaient planifié un voyage au même moment et ne pouvaient pas se reprendre la semaine suivante. En ce qui touche les touristes, cependant, ça n'aura pas d'impact. Ils sont aussi présents au mois d'août », fait remarquer le directeur général.

Des bases solides

Pour revenir à la décision de rapetisser les voiles, elle tient au désir d'effacer le bain d'encre rouge qui, pour une bonne part, remonte à l'édition 2012. Robert Hakim était alors en retrait du festival. Depuis son retour, il a multiplié les initiatives destinées à assainir les finances, sans toutefois atteindre son objectif.

« Grâce à ces efforts, ainsi qu'au choix de tenir la prochaine édition sur quatre jours, nous aurons éliminé 400 000 $ de déficit en trois ans. Nous voulons passer à autre chose, repartir sur des bases solides », mentionne le promoteur.

La pièce qui manquait au puzzle, c'était le renouvellement de l'aide accordée par la Ville de Saguenay. L'entente signée avec le festival prévoyait une année d'option en 2017 et il fallait s'assurer qu'elle serait exercée, ce qui a été confirmé plus tôt ce mois-ci. « On aura une 15e édition digne de ce nom », confirme Robert Hakim.

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