REGARD: Une 20e édition plus, plus, plus

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La directrice générale du festival Regard sur le court métrage à Saguenay, Marie-Élaine Riou, peut dire mission accomplie pour l'organisation de la 20e édition. Elle a remercié les festivaliers dimanche soir lors de la présentation des films gagnant au petit théâtre de l'UQAC.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

La 20e édition du festival Regard sur le court métrage à Saguenay passera à l'histoire. «Nous avons plus de festivaliers, plus de réalisateurs, plus d'acheteurs, plus d'invités de marque, plus de personnalités, plus d'activités et plus... de partys» a résumé la directrice générale de l'événement, Marie-Élaine Riou, en poste à la direction depuis seulement 10 mois.

«Nous avons même osé une représentation le mercredi après-midi à la salle Murdock et plus de 100 festivaliers se sont pointés. Nous avons constaté la même popularité dans l'ensemble des projections spéciales alors que les 12 représentations de la salle François-Brassard et du Théâtre Banque Nationale ont fait salle comble (900 personnes) chaque fois», fait valoir la nouvelle directrice générale.

Outre les visiteurs en salle et dans les rencontres professionnelles, l'événement a généré 481 039 clics ou engagements, ce qui a été « liké », commenté ou partagé sur les réseaux sociaux) en une semaine d'activité. «Nous avons rejoint 200 000 personnes différentes au cours de la semaine, ce qui a fait de nous la page la plus visitée au Québec et la troisième au Canada dans le monde du cinéma» explique Marie-Élaine Rioux. Il faut ajouter à cela les 15 journalistes présents pour la couverture médiatique et les nombreuses entrevues accordées dans les différents médias et la grande disponibilité de la porte-parole du 20e, Anne-Élisabeth Bossé, qui a charmé toute l'équipe de Regard.

«Le rayonnement est très important pour un événement d'ordre international. Ça donne de la visibilité et de la crédibilité et c'est ce qui incite les intervenants majeurs de l'industrie à participer à notre événement.», ajoute la directrice générale.

Le court métrage, comme la majorité des industries, se fait aspirer à grande vitesse par les nouvelles plates-formes des réseaux sociaux. «L'ONF, la SODEC, Téléfilm Canada et les programmateurs des différents festivals de films se sont rencontrés ici pour discuter d'une plate-forme de diffusion des films et les discussions ont généré de bonnes idées. C'est curieux, ces gens proviennent tous de Montréal et c'est ici qu'ils se rencontrent», fait remarquer Marie-Élaine Riou.

Les acteurs de l'industrie du cinéma sont conscients des changements d'habitude des consommateurs de courts métrages qui aiment bien visionner des films sur leur appareil mobile de plus en plus. «On veut que l'expérience en salle se vive encore même si de plus en plus de personnes utilisent leur téléphone. J'ai regardé un film sur mon écran d'ordinateur cette semaine et je l'ai revu en salle avec 900 spectateurs, je vous jure que ce n'était pas la même expérience. J'ai eu des beaux frissons», assure celle qui rêve d'une plate-forme commune pour la diffusion des courts métrages.

Resto de nuit

Si vous aviez une baguette magique et que vous pouviez faire apparaître une chose qui manque au festival, ce serait quoi? «Des restaurants qui ferment à 3 h du matin. Ça peut paraître bizarre de se souhaiter ça pour un événement international qui attire des milliers de visiteurs dans le domaine du cinéma, mais la clientèle qui fréquente Regard mange tard en soirée. Les projections se terminent à 23 h et là on se retrouve avec plus de 1000 personnes au centre-ville de Chicoutimi qui aimeraient s'installer dans un restaurant pour terminer la soirée devant un repas et une bouteille de vin. Les restaurants du centre-ville ont fait un effort pour prolonger jusqu'à 11 h l'ouverture des cuisines, ç'a été très apprécié, mais de nombreux festivaliers cherchaient un endroit où souper à cette heure», a exprimé Marie-Élaine Riou le plus sérieusement du monde.

Alexa Tremblay-Francoeur, la découverte régionale de la 20e... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Alexa Tremblay-Francoeur, la découverte régionale de la 20e édition du festival Regard, a reçu la bourse à la création régionale qui récompense une oeuvre d'un réalisateur de la région.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Alexa Tremblay-Francoeur a séduit jury et festivaliers

La découverte régionale de la 20e édition du festival Regard sur le court métrage nous a été révélée par le jury public en attribuant la bourse de la création régionale à Alexa Tremblay-Francoeur, pour son film d'animation Le passage. L'étudiante a réalisé ce film dans le cadre de son projet de baccalauréat. Elle a réalisé 3600 dessins numériques pour réaliser en six mois un court film de 3 min 47 s, qui témoigne de façon très émouvante du voyage des migrants.

Âgée de 22 ans et originaire de Québec, l'étudiante en arts de l'UQAC a séduit le jury et de nombreux festivaliers. «J'étais très nerveuse de présenter mon film devant une salle pleine au Théâtre Banque Nationale. J'ai été vraiment touchée, les spectateurs ont applaudi chaleureusement et après la projection les gens venaient me voir pour me féliciter et pour me dire qu'ils avaient aimé mon film», témoigne celle qui voudrait continuer ses études à la maîtrise et réaliser un autre court métrage l'an prochain.

La jeune Alexa s'est d'abord intéressée au dessin au début de ses études. «Dans notre cours de cinéma d'animation, nous devions faire un projet animé de trois secondes. Quand j'ai vu mon dessin bouger, ç'a été comme une révélation. Je me suis mis à faire de l'animation, j'ai découvert un autre univers, une perspective différente et j'ai compris que c'était ça que je voulais faire», raconte la réalisatrice.

Découverte par Regard

«C'est la programmatrice Mélyssa Bouchard qui a découvert Alexa lors du festival des finissants en arts de l'UQAC. Elle a vu ce film et a demandé à l'étudiante de remplir un formulaire pour faire partie de la programmation de Regard à quelques jours de la fin des inscriptions. Elle a été impressionnée par le travail de création et elle voulait le présenter au programme de la soirée régionale», explique Max-Antoine Guérin, responsable des communications pour l'événement.

La jeune cinéaste d'animation rêve un jour de réaliser un long métrage d'animation avec une équipe de travail et veut oeuvrer dans ce domaine. En attendant, elle a soumis son film à deux autres festivals. À la suggestion du journaliste de le présenter dans des festivals en Europe, une partie du monde très touchée par le sort des migrants, elle dit: «Je n'y avais pas songé, mais c'est une excellente idée». Les gens de Regard pourraient la supporter dans ses demandes, la découverte régionale en cinéma d'animation ne demande qu'à faire émerger son talent, elle est passionnée.

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