Spectacle endiablé de Galaxie

On ne se tanne pas d'assister à un... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

On ne se tanne pas d'assister à un spectacle de Galaxie. Le groupe se réinvente tous les soirs.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Une ride fantastique dans un malstrom de décibels ; jamais Galaxie n'aura catapulté une foule dans une stratosphère sonore aussi lointaine.

Tonitruant, le groupe d'Olivier Langevin. Pas moyen de se reposer. Le bien nommé Bing bang a ouvert le bal. Le Vieux couvent était déjà en feu et Olivier ne venait de pousser que quelques notes de Gibson. La frénésie transpirait. Le rythme de la pièce était survolté.

Ça ne s'est pas calmé avec Zulu. Endiablé et survolté. Camouflar a permis à Fred Fortin, Olivier, François Fontaine ainsi que Pierre Fortin derrière sa batterie de se déchaîner. C'était épique, comme si c'était le dernier spectacle à vie de Galaxie.

Olivier était bien heureux de revenir à Saint-Prime. «Il y a toujours quelque chose de spécial dans cette salle. On ne sait jamais ce qui va se produire», lance-t-il en enfilant une rasade de cognac avant le spectacle. 

La bande était tellement attendue qu'ils auraient pu jouer deux soirs. C'était complet vendredi soir et la gang du Vieux couvent a eu une centaine de téléphones et courriels de gens qui essayaient de dénicher un billet. Les 160 personnes présentes pourront leur dire qu'ils ont manqué tout un spectacle.

Quand la foule a reconnu les accords de Dragon, elle a complètement disjoncté. Il faut dire que la couleur disco psychédélique que la pièce avait était particulièrement percutante. L'inventivité aux claviers de François Fontaine ajoutait à la folie. «Le diable me donne le beat. Et la lumière viendra.» 

Eh oui, le show était endiablé. Mais Olivier est bien content de ralentir la cadence après cette année un peu folle. La popularité du groupe a explosé entre autres à cause de la prestation en première partie des Rolling Stones sur les Plaines à Québec. «Ça fait un mois que nous n'avons pas joué. J'ai hâte de voir ce soir. Il reste encore une vingtaine de spectacles à faire et ensuite je vais me consacrer à jouer avec Fred. Ça va me faire du bien de n'être plus en front. Je vais lui laisser ça. Je l'ai vu donner des séries d'entrevues cette semaine et ça ne me manque pas pantoute.»

Signe ? En introduction, d'Interstice, les musiciens ont montré leur capacité d'improviser. Des couleurs psychédéliques de l'album Live Evil de Miles Davis. Il ne manquait que la trompette du géant pour ajouter de la lumière à cette constellation de notes enivrantes. 

Olivier va laisser l'inspiration l'envahir au cours des prochains mois. Si des chansons en naissent, un album pourrait sortir en 2017. 

Pas de doute, le groupe était loin d'être rouillé. Comme des fauves, ils ont rugi toutes les chansons suivantes à un train d'enfer, la pédale au fond.

Galaxie remet ça ce soir au Côté-Cour de Jonquière. Si ce n'est pas complet, ruez-vous pour un billet.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer