Les mauvaises herbes, un triangle d'amitié

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Gilles Renaud, Alexis Martin et Emmanuelle Lussier-Martinez (absente de la photo) partagent la vedette du film Les mauvaises herbes avec Luc Picard.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

«Tout a commencé par le goût de faire un film d'hiver et d'isolement en milieu rural, sans trop me questionner. C'est un projet qui s'est écrit à quatre mains avec Alexis Martin. On voulait trois personnages que tout sépare, de différentes générations, de différents milieux et de les faire évoluer ensemble», raconte le cinéaste Louis Bélanger, au sujet du scénario du film Les mauvaises herbes qui a pris l'affiche le 11 mars.

Le scénario raconte l'histoire de Simon (Gilles Renaud) qui cultive du pot dans une ferme isolée. Jacques (Alexis Martin), un acteur de théâtre qui doit de l'argent pour des dettes de jeu à un prêteur sur gages, Patenaude (Luc Picard), se sauve à la campagne pour échapper à son créancier.

Il se retrouve perdu en pleine tempête de neige à la ferme de Simon qui le force à l'aider dans sa culture du cannabis s'il ne veut pas se faire dénoncer auprès de son créancier qui le recherche. Jacques et Simon s'apprivoisent tranquillement et naît une amitié, jusqu'à l'arrivée de Francesca (Emmanuelle Lussier-Martinez), une employée de la compagnie d'électricité qui découvre malgré elle la culture illicite lors d'une inspection de routine. Un triangle d'amitié s'installe pendant que le cannabis pousse.

Le cinéaste Louis Bélanger (Gaz bar blues) avait... (Archives La Presse) - image 2.0

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Le cinéaste Louis Bélanger (Gaz bar blues) avait envie de tourner un film d'hiver avec Les mauvaises herbes.

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En entrevue téléphonique, le scénariste raconte qu'il a voyagé beaucoup dans les régions du Québec et il a constaté que la «mariculture» est très répandue en milieu rural. «La culture du cannabis se retrouve au coeur de l'histoire, mais ce sont les relations familiales qui s'articulent à travers cette culture illicite. Depuis Gaz bar blues, je me rends compte que je suis beaucoup attaché à la famille et c'est dans ce type de liens que les personnages ont évolué», explique celui qui a tourné ce film par un mercure de moins 39 degrés Celcius par moment. «On comprend pourquoi les films d'hiver se font de plus en plus rares au Québec. Ça devient très compliqué au grand froid quand tu veux déplacer une caméra. Il faut chausser les raquettes pour contourner le plan de tournage pour ne pas faire de trace dans la neige. Un geste qui prend cinq minutes en été prend parfois plus d'une heure en hiver», témoigne le cinéaste qui a tout de même profité de la magnifique lumière hivernale pour en faire des images très lumineuses.

Louis Bélanger est content de ce qu'il a fait et partage le mérite avec son équipe. «Nous sommes une belle bande d'artisans du cinéma qui travaillent ensemble depuis plusieurs années. Le fait de s'être isolé pendant plusieurs jours pour le tournage nous a permis de développer des liens presque familiaux entre nous. Le fait de se retirer dans un lieu isolé a permis de solidifier l'équipe», dit-il.

Un tournage frigorifiant

Le comédien Gilles Renaud avoue qu'il a fait très froid durant le tournage. «Ces conditions extrêmes (moins 39 degrés) ont toutefois bien servi le film, les scènes de skidoo et de quatre roues étant très lumineuses. Mais c'est surtout dans la grange qu'il faisait froid, c'était très humide et nous avons tourné plusieurs scènes dans ce décor», raconte Gilles Renaud qui s'est isolé un mois avec l'équipe de tournage.

«Simon est un beau personnage. J'aime jouer des hommes qui ont des secrets et qui se révèlent. J'ai assisté à la construction du scénario de Louis et Alexis dès le début. J'ai participé à quelques discussions et j'ai vu évoluer le personnage», relate le comédien qui entretient des liens d'amitié avec les auteurs.

Gilles Renaud relève la belle chimie qui existait au sein de l'équipe. «Louis travaille avec son équipe, des gens qui se connaissent depuis longtemps animés par une belle complicité. Le jeu s'est installé rapidement avec les comédiens. Le choix d'Emmanuelle Lussier-Martinez pour le rôle de Francesca a été une belle surprise. Elle a été sélectionnée après des auditions avec 25 comédiennes. J'ai participé aux auditions finales pour donner la réplique avec les quatre dernières candidates et la chimie s'est installée tout de suite avec Emmanuelle. C'était son premier long métrage, on va sûrement la revoir dans d'autres productions», assure le comédien qui jouera au théâtre avec la jeune première cet été.

(À lire, la critique du film dans Le Progrès-Dimanche du 13 mars)

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