Sarah Toussaint-Léveillé en mode intime

Sarah Toussaint-Léveillé... (Archives La Presse)

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Sarah Toussaint-Léveillé

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le public du Sous-Bois de Chicoutimi est convié à un rendez-vous unique, vendredi soir. Sarah Toussaint-Léveillé présentera les pièces de son tout nouvel album, La mort est un jardin sauvage. Un premier spectacle mettant en vedette les nouvelles pièces de l'auteure-compositrice-interprète offert dans une formule des plus minimalistes.

Sarah Toussaint-Léveillé est fébrile. Son deuxième album a été lancé en janvier dernier. Depuis, mis à part un bar de Québec, où elle a offert quatre pièces dans le cadre d'une soirée organisée par Rideau, le Sous-Bois est la première salle à l'accueillir.

« Ça me rend fébrile, parce qu'on n'a pas encore eu le temps de façonner le "show". On est vraiment au début du travail », explique-t-elle lors d'un entretien téléphonique.

Elle présentera ses pièces en duo, avec le bassiste et contrebassiste Jérémi Roy. « À lui seul, il pourrait être un "band" », assure celle qui s'accompagnera à la guitare et qui se laissera peut-être tenter par quelques notes au ukulélé.

Elle laisse place à l'improvisation, à l'inspiration du moment. « On va se mettre en danger, expérimenter, risquer, être à l'écoute l'un de l'autre. J'ai hâte, le Sous-Bois est une bonne place pour ça. »

Sarah Toussaint-Léveillé promet une prestation intime.

« Je n'aime pas dire que je propose des chansons à texte. Il y a les textes, mais c'est aussi très ambiant. Le public peut s'attendre à une prestation super intime, super minimaliste. Ça ne fera pas danser les gens, mais je vais essayer de faire danser les coeurs. »

L'artiste ignore encore comment le public réagira à sa proposition. Une chose est certaine, les critiques sont favorables à son nouvel album. Un opus qu'elle voulait à son image.

« Je suis contente de l'accueil. J'ai fait cet album et quand j'ai eu fini, je me suis dit que c'était un album honnête, mais qui allait passer dans "l'beurre". Je souhaitais être le plus proche possible de moi-même. Il y a tellement de bruits ambiants dans ce milieu, ça peut moduler ce qu'on fait. C'est difficile de rester fidèle à soi-même. »

Elle estime que l'album a tout de même pu surprendre les gens qui la connaissent bien.

« Je fais beaucoup de blagues dans la vie. Là, les chansons ont des thèmes comme le deuil et la mort. C'est plus sombre, plus introspectif. »

Comme pour le premier album, c'est la compagnie qu'elle a créée avec son père, l'humoriste et chanteur François Léveillé, qui a produit l'album.

« On a créé une compagnie de disque qui regroupe seulement trois artistes, mon père, moi et une autre personne. Le but, c'était de rester indépendant. Au Québec, la structure fait en sorte que pour avoir doit à des subventions, tu dois être signé. C'est super castrant. On a créé la compagnie pour s'autogérer. En ce moment, ça fait aussi en sorte que je peux toucher à tout », apprécie-t-elle.

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