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Prix littéraire Damase-Potvin: Larry Tremblay président d'honneur

Larry Tremblay assume la présidence d'honneur du Prix... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Larry Tremblay assume la présidence d'honneur du Prix littéraire Damase-Potvin, cette année. Il participera à la cérémonie de remise des prix, qui aura lieu le 20 mai.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

Deux pièces de Larry Tremblay seront créées l'automne prochain, un nouveau roman verra le jour d'ici à la fin de l'année, tandis que deux projets de films pourraient porter ses oeuvres au grand écran. L'homme est manifestement occupé, mais pas assez pour refuser la présidence d'honneur du Prix littéraire Damase-Potvin.

C'est lui qui rencontrera les finalistes dans la journée, en plus de couronner les lauréats de la 21e édition au cours d'une soirée tenue le 20 mai. Ce sera l'occasion de partager un peu de son expérience et d'encourager la relève à persévérer, des missions que le dramaturge et romancier assumera avec plaisir.

«J'aime la région. Je lui dois beaucoup et chaque fois que je peux faire quelque chose pour elle, je dis oui. C'est pour cette raison que j'ai tout de suite accepté l'invitation du comité organisateur», a raconté Larry Tremblay vendredi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Quand on lui demande ce qu'il pense des concours, son esprit revient plusieurs années en arrière. Une promenade entre les murs du Cégep de Chicoutimi, que l'étudiant du cours classique était trop jeune pour fréquenter, l'avait mis sur une piste intéressante.

«L'UQAC avait organisé un concours de pièces de théâtre et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai essayé et ça m'a valu une mention pour la qualité de l'écriture, confie Larry Tremblay. Ce prix m'a fait un petit velours parce que je voulais devenir écrivain. Ça m'a donné confiance et tout de suite après, j'ai écrit trois autres pièces.»

Sa première oeuvre, qui a pour titre À jamais perdu pour toujours retrouver, n'a pas été jouée. Néanmoins, elle lui laisse un heureux souvenir, confirmé par une relecture effectuée l'an dernier. «J'ai été surpris par mon audace. À cet âge, on est naïf, mais on n'a aucune censure et aucun préjugé», fait remarquer le Chicoutimien.

Pourquoi pas Trump?

Larry Tremblay encourage les Saguenéens et les Jeannois à tenter leur chance en soumettant leur candidature d'ici au 30 mars. Pour ce faire, ils doivent proposer un texte original correspondant au thème imposé cette année: In extremis.

«Si j'écrivais là-dessus, je parlerais de Donald Trump, lance le président d'honneur d'un ton enjoué. Dans une veine similaire, j'ai déjà utilisé le personnage de Lincoln pour évoquer la schizophrénie de l'Amérique, le fait qu'elle vend des armes, tout en épousant un mode de vie libéral.»

Rappelons que le concours s'adresse aux professionnels, qui possèdent leur propre catégorie, ainsi qu'aux amateurs regroupés au sein des volets jeunesse (de 15 à 20 ans) et adulte (de 21 à 35 ans). Ils courront la chance de remporter l'une des bourses offertes par le comité organisateur, lesquelles totalisent 3000$.

Ce qui pourrait laisser une empreinte plus profonde, cependant, c'est le contact des finalistes avec l'écrivain. Souvent, les questions que lui posent les étudiants tournent autour du processus de création. Elles l'amènent à prodiguer trois conseils validés par son expérience personnelle.

«Le plus important, c'est la confiance en soi. Souvent, les jeunes font de l'autocensure, note Larry Tremblay. Je signale aussi que l'imagination est comme un muscle, qu'elle doit être stimulée, et je rappelle qu'un écrivain, c'est curieux et ça lit. Quand j'étais jeune, j'absorbais un livre par jour, mais c'est vrai que j'étais un peu fou.»

Le succès exceptionnel de «L'Orangeraie»

La grande affaire dans la vie de Larry Tremblay, depuis trois ans, c'est L'Orangeraie. Ce roman campé dans une région où sévit un conflit armé lui a valu de nombreuses distinctions, dont le Prix des libraires du Québec. Il connaîtra bientôt une deuxième carrière au théâtre, tandis qu'un producteur a acquis les droits pour le cinéma.

S'agissant de la pièce, adaptée par l'auteur lui-même et mise en scène par son éternel complice, Claude Poissant, elle sera présentée à compter du 23 mars. Après un séjour d'un mois au Théâtre Denise-Pelletier de Montréal, elle migrera à Québec où l'accueillera le Trident.

«Lundi, j'ai vu le premier enchaînement et je suis excité. Il reste à voir comment le public réagira, cependant, avant de parler d'un succès et de planifier une tournée», affirme le dramaturge. C'est la première fois qu'un de ses romans devient une pièce en bonne et due forme, une mutation que de nombreux lecteurs appelaient de leurs voeux.

«Pour tenir compte des contraintes imposées par le théâtre, j'ai dû fusionner les espaces et travailler avec moins de personnages. Je voulais aussi que le texte soit porté par des dialogues et j'ai réussi à 95%. Ce qui m'a aidé, c'est le fait qu'il y en avait beaucoup dans le roman», raconte Larry Tremblay.

Puisqu'on en parle, le roman sera bientôt disponible en huit langues et on le trouvera à Taiwan, autant qu'en Israël. L'intérêt exceptionnel que génère cet ouvrage fournira des arguments supplémentaires à la boîte qui cherche à produire un long métrage à partir de L'Orangeraie. Pour l'heure, ce dossier chemine à feu doux.

Il est moins avancé que celui du Christ obèse, un autre roman du Chicoutimien qui pourrait accéder au grand écran. «Déjà, on a annoncé que Podz assurerait la réalisation, mais on travaille toujours sur le financement, fait observer Larry Tremblay.

En attendant, il confirme que deux de ses pièces seront créées à l'automne, dans la Métropole, tandis qu'un roman - toujours en écriture - devrait se matérialiser d'ici à la fin de 2016.

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