Engrenage: un documentaire qui arrache le coeur

Le cinéaste Alexandre Rufin et le directeur photo... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le cinéaste Alexandre Rufin et le directeur photo Jean-Charles Zanon ont présenté le film Engrenage en avant-première, mardi, lors du dévoilement de la programmation du Festival REGARD.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Le court métrage Engrenage, d'Alexandre Rufin, sur les lock-outés de l'industrie automobile du Saguenay-Lac-Saint-Jean, est un documentaire troublant, touchant et émouvant qui nous transporte dans le coeur de huit travailleurs qui ont passé les trois dernières années sur le trottoir.

Ce document-choc est un témoignage des états d'âme des lock-outés après trois ans à faire le trottoir. Le cinéaste les a rencontrés l'automne dernier et est retourné faire des images et récolter des témoignages à la fin du conflit, le 25 janvier dernier. Des images et un point de vue inédits qui nous arrachent le coeur. On savait que ce n'était pas drôle pour ces travailleurs, mais le regard du réalisateur Alexandre Rufin et le choix des tableaux du directeur photo Jean-Charles Zanon nous le font vivre de l'intérieur.

Le court métrage de 14 minutes sera présenté en primeur, le mercredi 16 mars, à l'occasion de la soirée régionale du Festival REGARD sur le court métrage au Théâtre Banque Nationale. Les cinéastes espèrent que les gens touchés par ce conflit viendront le visionner.

«Pendant trois ans, alors que je me rendais à l'UQAC pour suivre mes cours, je croisais quotidiennement ces travailleurs sur le boulevard Talbot et je me disais qu'il fallait tourner un film sur ce conflit. Je leur ai demandé de raconter ce qu'ils vivaient et ils ont laissé parler leur coeur», explique le réalisateur qui a enregistré 10 heures de tournage pour un documentaire de 14 minutes.

Le hasard a voulu que le conflit prenne fin six semaines avant le Festival REGARD. «Les travailleurs en lock-out étaient libres de dire ce qu'ils voulaient. Ils savaient qu'on tournait un documentaire et qu'on voulait le présenter à REGARD en mars. Quand nous sommes retournés voir les lock-outés après l'annonce de la fin du conflit, nous avons présenté un bout de film de notre documentaire et le traitement du sujet a incité des travailleurs qui se montraient réticents au départ à se livrer plus facilement», raconte Alexandre Rufin, qui a malgré lui trouvé une fin différente à son documentaire.

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