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Soirée faste pour le Ballet contemporain du Nord

Le Ballet contemporain du Nord a rendu justice... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Ballet contemporain du Nord a rendu justice au mythe de Narcisse, vendredi soir, lors de la première représentation de Morphose, un spectacle créé par la chorégraphe Geneviève Girard, avec la collaboration de six interprètes.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le premier motif de réjouissance est venu en entrant au Studio démo, le plateau aménagé à l'intérieur de l'église Saint-Luc de Chicoutimi. Toutes les chaises étaient occupées, 110 au total, pour la première des deux représentations de Morphose, une création du Ballet contemporain du Nord.

Si on ajoute les billets réservés pour samedi soir, alors que les six interprètes retourneront sur les planches à 20h, ça constitue une jolie tape dans le dos pour la jeune troupe. Le pari de l'École Florence Fourcaudot, qui a cru en la possibilité de faire de la danse moderne sur une base semi-professionnelle, ne semble plus aussi téméraire.

Il restait à voir ce que donnerait ce Morphose concocté par la chorégraphe Geneviève Girard avec le concours des danseuses Laurie et Rebecca Cordero, Raphaëlle Lajoie, Noémie Gaudreault, Émie Savard et Catherine Pelletier. En gestation depuis juin, cette oeuvre a pour fin d'évoquer le mythe de Narcisse.

Au cours d'une brève intervention, vendredi Geneviève Girard a souligné le rôle qu'a joué Salvador Dali dans le processus de création. Un poème et une toile du maître catalan l'ont guidée, en effet, tout comme la chorégraphe Hélène Blackburn qui a fait office de mentor, de même que son collaborateur Alexandre Carlos.

Il a suffi de quelques minutes pour prendre la mesure de leur réussite. Sur une musique aux accents modernes, les jeunes femmes, d'abord figées comme des statues, se sont mises à onduler avec élégance, leurs bras exécutant des mouvements semblables à ceux d'un nageur. Parfois, aussi, une main tendue suggérait la présence d'un miroir.

Un peu plus tard, les interprètes ont recréé l'atmosphère d'une discothèque. Cinq d'entre elles ont exprimé leur joie tout en ostracisant la sixième, incapable de les imiter. Parfois aussi, la trame était moins perceptible, mais ce n'était pas important. On pouvait admirer la fluidité des gestes, tout en inventant son propre scénario.

Appuyée par un extrait du Requiem de Mozart, la mort de Narcisse a donné lieu à un solo émouvant, un ultime feu d'artifice avant que le corps ne se fige à l'image des statues mentionnées tantôt. Après 45 minutes qui ont passé vite, le public a brisé le silence en ajoutant des cris à ses applaudissements vigoureux.

Rassurées par ces transports d'émotions, les danseuses et la chorégraphe avaient le sourire facile au moment de saluer les gens. Parce que Morphose existe, désormais, et laisse entrevoir des lendemains radieux pour le Ballet contemporain du Nord.

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