Une soirée dans le Berlin de Cabaret

Les étudiants du Cégep de Jonquière ont monté... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les étudiants du Cégep de Jonquière ont monté la comédie musicale Cabaret.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Berlin en 1931. Un établissement de seconde classe essaie de maintenir un semblant de gaieté pendant que les chemises brunes, le bras armé du Parti Nazi, fracassent des crânes afin de préparer l'entrée d'Adolf Hitler à la chancellerie. Tel est le propos de Cabaret, un spectacle que présenteront des étudiants du Cégep de Jonquière, aujourd'hui à 19h30.

Une vingtaine de chanteurs, danseurs et figurants raconteront cette histoire à la Salle François-Brassard, perpétuant une tradition établie depuis six ans au sein de l'institution d'enseignement. On y propose des comédies musicales dont le mérite ne tient pas qu'à la bonne volonté des artisans. Il y a aussi du talent, de l'imagination, dans ces productions ambitieuses.

Arrivant dans la foulée de Rent et Alice, Cabaret reposera en bonne partie sur les épaules de Mélanie Forgues. Interprète du rôle de Sally Bowles, celui qui a fait de Liza Minelli une star au début des années 1970, elle ne faisait pas mystère de sa nervosité vendredi, lors d'une entrevue réalisée sur le plateau. Il faut dire que cette mission l'a sortie de sa zone de confort.

«L'un des défis consiste à chanter en dansant, en particulier dans deux numéros que je finis essoufflée. Je dois aussi rendre le côté émotif de Maybe This Time, qui est ma pièce favorite. C'est une ballade où je dois mettre mes tripes sur la table, une chose avec laquelle je n'étais pas à l'aise auparavant», a confié celle qui, avant de poursuivre ses études à Jonquière, a étudié le chant jazz au Cégep Saint-Laurent.

Un retour apprécié

Mélanie Forgues souligne la complicité qui s'est développée avec Félix Gagnon, l'interprète du rôle de Clifford, un auteur qui cherche l'inspiration au sein du demi-monde berlinois. Les habitués des comédies musicales du cégep reconnaîtront un autre comédien, Mathieu Chouinard, qui incarnera le maître de cérémonie du cabaret. C'était lui, le chapelier dans Alice et la drag queen qui a fait grande impression dans Rent.

«La difficulté pour lui fut de personnifier un type extravagant, sans que ça ressemble aux rôles précédents. Mathieu est presque toujours présent», fait observer la metteure en scène Camille Bélanger. À une journée de l'unique représentation prévue à l'horaire, elle et ses camarades se montraient relativement sereins. Les interprètes sont fin prêts. Tout ce qui restait à affiner, c'était des arrimages techniques.

Il suffit d'arpenter la scène pour saisir la complexité de l'affaire. Ça sent le bois scié de fraîche date et le décor, qui fait deux étages, est plus imposant que celui d'Alice. «Il y a de grosses enseignes lumineuses, ainsi qu'un escalier», précise Camille Bélanger. C'est ainsi qu'on recréera l'atmosphère du cabaret, tout en emmenant le public à l'intérieur d'une modeste pension.

Fait à noter, l'équipe de Cabaret a travaillé fort pour se mouler au contexte dans lequel évoluent les personnages. «Nous avons effectué des recherches à propos des vêtements, du maquillage et des coiffures, entre autres, afin d'éviter les anachronismes», mentionne ainsi Camille Bélanger. «On a aussi vérifié comment étaient prononcés les mots en langue allemande», ajoute son assistant Thomas Gaudreault.

S'il faut se fier à l'expérience passée, ces efforts seront récompensés ce soir. On anticipe une forte assistance, en effet, tout en assurant les retardataires qu'il restera des places pour eux. Les billets sont offerts au coût de 10$ pour les étudiants et 12,50$ pour le grand public.

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