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Opéra: Jean-Phillipe Tremblay a le bonheur de diriger dans sa région

L'opéra Le Barbier de Séville est présenté au... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'opéra Le Barbier de Séville est présenté au Théâtre Banque Nationale du 5 au 7 février.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Vendredi soir, Jean-Philippe Tremblay retrouvera un endroit familier: la fosse d'orchestre du Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Pour une sixième fois, le chef d'orchestre participera à une production de la Société d'art lyrique du Royaume. Il dirigera 21 musiciens pendant les représentations du Barbier de Séville.

Le chef d'orchestre Jean-Philippe Tremblay.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Le chef d'orchestre Jean-Philippe Tremblay.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

On pourrait croire qu'une forme de routine s'est installée, mais ce serait mal connaître le Chicoutimien. Bien que sa carrière le mène sur les plus grandes scènes, la perspective de travailler chez lui et d'aborder une oeuvre aussi dense que l'opéra de Rossini l'enthousiasme. 

« D'abord, il y a une distribution remarquable. C'est toujours un exercice difficile que de rassembler les bonnes personnes et ce que je vois cette année est excellent. Je trouve stimulant, aussi, de côtoyer les 25 choristes dirigés par Josée Ouellet. Il y a même des jeunes de moins de 20 ans », s'émerveille Jean-Philippe Tremblay.

Ce qui l'impressionne tout autant, c'est la rigueur et la prévoyance des membres de l'équipe. À chaque édition, ils posent les pierres d'un édifice de plus en plus imposant. C'est ainsi que l'expérience acquise l'an dernier, lors des représentations de L'Étoile de Chabrier, a préparé le terrain pour Le Barbier de Séville, une oeuvre plus exigeante.

« Je suis content que la direction ait choisi de monter un opéra, ce qui constitue un grand challenge. Je sais, par exemple, que les musiciens ont sorti leurs partitions très tôt. Nous avons aussi répété quelques heures de plus », révèle Jean-Philippe Tremblay.

Le défi de la fidélité

Au plan musical, Le Barbier de Séville pose des exigences qui découlent un peu du moment où cette oeuvre a été créée, en 1815, et beaucoup de l'écriture de Rossini. « À elle seule, l'ouverture sollicite grandement les membres de l'orchestre. Si on met une note à côté, ça va paraître autant que dans une composition de Haydn », explique le chef.

Son rêve aurait été d'utiliser des instruments anciens. À défaut de le réaliser, il a abordé Le Barbier en tenant compte des interprétations offertes par des collègues sensibles aux recherches centrées sur l'histoire de la musique. Ces versions témoignant de leur souci de véracité lui inspire le plus grand respect.

Une autre source de motivation tient à la présence de musiciens aguerris dans la fosse. « Les effectifs comprennent six personnes de moins, ce qu'on appelle une réduction. Je connais toutefois le calibre des membres de l'orchestre et je sais que ce sera super », indique Jean-Philippe Tremblay.

Il apprécie également les efforts consentis par l'équipe technique du Théâtre Banque Nationale. Elle travaille fort pour obtenir une performance optimale en matière de sonorisation. « Il y a des micros au-dessus de nous. Sans être idéal, ça fonctionne bien », commente le chef.

Heureux de l'intérêt que suscite Le Barbier aux guichets, il croit que cette production confirmera le statut de maison d'opéra que revendique la Société d'art lyrique du Royaume. « Elles sont rares, les institutions de ce genre au Québec. Celle-ci a le vent dans les voiles », se réjouit Jean-Philippe Tremblay.

Rappelons que Le Barbier de Séville sera présenté les 5 et 6 février à 19 h 30, ainsi que le 7 février à 14 h. La mise en scène est assurée par Dario Larouche, tandis que Hugo Laporte, Nils Brown, Rachèle Tremblay, Nathalya Thibeault, Robert Huard et Alexandre Sylvestre tiennent les rôles principaux.

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