Les drôles d'amateurs de Fleur bleue

La pièce Fleur bleue est bien servie par... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La pièce Fleur bleue est bien servie par le jeu des comédiens Jonathan Bouchard, Julie Tremblay-Cloutier et Vickie Bouchard.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Dans son mot de bienvenue, Vickie Bouchard a remercié le public rassemblé hier soir, au Côté-Cour de Jonquière. L'auteure de la pièce Fleur bleue lui trouvait bien du mérite d'avoir abandonné la quiétude de son foyer pour assister à un spectacle de théâtre amateur.

Elle était d'autant plus reconnaissante que toutes les chaises étaient occupées pour la première des deux représentations figurant au programme (la seconde aura lieu aujourd'hui, à 20h30). Après quelques minutes, cependant, une bonne partie de l'assistance ne se sentait pas si méritante. Elle riait trop fort pour ça.

C'est qu'il y a beaucoup d'humour dans cette comédie noire créée par Frasqc Productions. Oui, on remarque des maladresses dans l'écriture et les comédiens n'affichent pas tous la même aisance. Néanmoins, c'est avec plaisir qu'on entre dans la drôle d'histoire imaginée par Vickie Bouchard.

Elle se situe en 2030, une quinzaine d'années après une crise qui a sonné le glas de la monnaie et ouvert la porte au retour du troc. Les biens sont rationnés et même dans la «bouquinothèque» où il est encore possible d'emprunter des livres, ça ne tourne pas rond.

La raison est moins économique que criminelle, puisqu'on y a ouvert une enquête à la suite d'une série de morts suspectes. Le directeur, un séducteur invétéré, est le premier soupçonné, mais pas le seul. À la manière des poupées russes, chacun des personnages ne laisse voir qu'une partie de sa vérité.

Le bonheur que procure ce spectacle découle un peu de l'histoire, mais surtout du jeu des comédiens. Dans le rôle de la bibliothécaire effarouchée, Julie Tremblay-Cloutier impressionne par ce qu'exprime son visage. Il est si mobile que les mots sont presque superflus.

L'auteure est drôle, elle aussi, sous les traits d'une dame revêche portée sur le whisky, mais la palme revient à l'inspecteur incarné par Jonathan Bouchard. Ce type imposant, coiffé de surcroît d'un haut-de-forme, parle et bouge d'une façon singulière, à la fois théâtrale et décalée. À lui seul, il justifie les 15$ investis dans ce spectacle.

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