Langlois quitte le groupe Bodh'aktan

Rob Langlois, tel qu'il est apparu l'été dernier,... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Rob Langlois, tel qu'il est apparu l'été dernier, à l'occasion d'un spectacle de Bodh'aktan donné sur la zone portuaire.

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Daniel Coté
Le Quotidien

«Je quitte Bodh'aktan... Meilleurs voeux pour la suite aux boys!»

Deux petites phrases sur Twitter. C'est ainsi que le bassiste Rob Langlois a mis fin à son association avec le groupe dont il fut l'un des fondateurs en 2011. Il venait d'enregistrer ses dernières pistes en vue de la sortie du nouvel opus, un événement prévu pour le 19 février. La décision a été communiquée à ses collègues il y a une semaine.

«On n'était pas toujours sur la même longueur d'onde, mais je ne peux pas parler de frictions. C'est juste qu'il y a des choses qu'on ne voit pas de la même manière», a confié le musicien, mercredi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

D'autres facteurs l'ont conduit à quitter ceux qu'il assimile toujours à des amis. Parmi eux, Rob Langlois mentionne son agenda chargé. Ce n'est pas une réalité nouvelle pour celui qui, depuis six ans, assume la fonction de directeur musical pour Marie-Mai. Le problème est que d'autres projets sollicitent aujourd'hui son attention.

Il y a sa collaboration avec Cynthia Harvey, dont le premier album sortira cet hiver. Le bassiste, qui a participé à toutes les étapes du processus de création avec la Saguenéenne, s'est aussi engagé à porter ses chansons à la scène. «C'est mon bébé», décrit-il avec un brin de fierté dans la voix.

En parallèle, Rob Langlois travaille avec le violoniste Marc Angers, un autre vétéran de Bodh'aktan. Celui-ci a lancé un disque et donnera un spectacle intimiste auquel sera associé son vieux complice. Ajoutez des sorties en solo dans les bars, comme le séjour amorcé hier à La P'tite Grenouille de Chicoutimi, et vous obtenez un homme occupé.

Une décision récente

Signe que sa réflexion s'est cristallisé rapidement, l'idée de quitter le groupe ne taraudait pas Rob Langlois à la fin de 2015, moment où l'album a été mis en boîte. «On a enregistré les chansons en rafale et il y a de petits bijoux là-dedans. À ce moment-là, ça ne faisait pas partie de mes projets de laisser Bodh'aktan», confirme le musicien.

N'empêche que simultanément, il donnait 23 spectacles au Saint-Denis avec Marie-Mai, une résidence reprise en mars au Capitole de Québec. L'énergie était toujours là, sauf qu'à 47 ans, il y a moins d'essence dans le réservoir. «Les voyages avec le groupe, c'est trippant, mais ça l'est davantage au début de la vingtaine», donne-t-il en exemple.

Ce sont de telles considérations qui ont été soupesées dans les dernières semaines. Le bonheur de faire de la musique festive aux accents celtiques et punk, de réaliser que cette approche est aussi prisée en Europe qu'au Québec, n'a pas fait le poids face au désir de Rob Langlois de recentrer une large tranche de sa vie.

Au moment de prendre congé, il laisse entendre que des activités ponctuelles pourraient le ramener dans le giron de Bodh'aktan. En attendant, le groupe accueillera un autre bassiste les 19 et 20 février, alors qu'il se produira à la Salle Gaieté de Saint-Thomas Didyme, puis à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi, à la faveur des Grandes Débarques.

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