Marie-Pier finit première à Virtuose

Marie-Pier Simard-Gagnon a réussi son baptême du feu... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Marie-Pier Simard-Gagnon a réussi son baptême du feu hier soir, lors de son passage à l'émission Virtuose.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Marie-Pier Simard-Gagnon et la télévision étaient dus pour se rencontrer. À l'aise sous les réflecteurs, l'Arvidienne âgée de 16 ans a décroché la note la plus élevée attribuée hier, dans le cadre de l'émission Virtuose diffusée à Radio-Canada.

Le ténor Marc Hervieux, de même que le public présent à l'intérieur du studio, lui ont accordé un pointage de 93 sur un maximum de 100. Grâce à un duo auquel a participé l'animateur Gregory Charles, suivi d'un quintette, la violoncelliste a devancé ses camarades Eva Lesage (violon), Artem Kopylov (piano) et Emma Cloutier (chant).

Il reste à voir si cette performance sera suffisante pour assurer sa présence à la ronde suivante, un privilège réservé aux 12 concurrents ayant récolté le plus grand nombre de points (ils sont 24 au total). Le moins qu'on puisse dire, c'est que les choses se présentent bien pour l'élève de David Ellis au Conservatoire de musique de Saguenay.

Rencontrée vendredi, dans le cadre d'une entrevue réalisée au journal, Marie-Pier Simard-Gagnon garde le souvenir d'une journée qui fut à la fois stimulante, gratifiante et formatrice. L'enregistrement de l'émission, réalisé l'automne dernier à Montréal, lui a fait découvrir une autre facette du métier d'interprète.

Marie-Pier Simard-Gagnon... (Archives Le Quotidien) - image 2.0

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Marie-Pier Simard-Gagnon

Archives Le Quotidien

«À mon arrivée au studio, je ressentais plus d'excitation que de nervosité. J'avais vraiment hâte et j'étais enthousiaste, a-t-elle confié. C'était le fun de vivre ça, de côtoyer un grand artiste comme Gregory Charles, de faire l'expérience de la télévision et de rencontrer des jeunes avec qui j'ai plein de choses en commun.»

Un porte-bonheur

Lorsque l'équipe de Virtuose lui a demandé d'identifier quatre pièces qu'elle souhaitait livrer en duo, Marie-Pier Simard-Gagnon a misé sur des valeurs sûres, des oeuvres qu'elle maîtrisait et qui avaient fait bonne impression en concert. C'est l'une d'elles, La Rhapsodie hongroise de David Popper, qui a été jouée en compagnie de l'animateur.

«Le plus difficile est arrivé juste avant l'interprétation en direct, quand Gregory a réalisé une entrevue avec moi. J'ai été un peu déstabilisée parce que d'habitude, je suis dans ma bulle à ce moment-là. Par contre, ça n'a pas affecté ma performance», raconte la violoncelliste.

La Rhapsodie hongroise est son porte-bonheur, puisqu'elle lui a permis de remporter un premier prix il y a deux ans, au Festival de musique du Royaume. «Le début est calme, même si on sent de l'intensité. Ça devient ensuite espiègle, presque ridicule, avant de partir en peur. La finale demande beaucoup de précision», décrit Marie-Pier Simard-Gagnon.

Tout de suite, elle a eu le sentiment d'avoir offert une belle performance.

«J'ai exprimé toute l'émotion que je ressentais et j'ai aimé jouer avec Gregory. Il communique bien avec ses partenaires et sait les mettre à l'aise. Même hors caméra, ses commentaires sont toujours positifs», s'émerveille l'Arvidienne.

L'unique bémol est venu de Marc Hervieux, qui aurait préféré qu'elle ne joue pas les yeux fermés. Rien de grave en définitive, si bien que sa deuxième apparition, avec les trois autres concurrents, de même que l'animateur, fut un pur bonheur.

«On a fait des variations sur Le vol du bourdon, une pièce rapide qui met les cordes en valeur. J'ai trouvé ça le fun parce qu'il y avait une belle chimie entre nous. Même si nous ne nous connaissions pas, nous avons développé une belle complicité», souligne Marie-Pier Gagnon-Simard.

En attendant de connaître la suite de ses aventures au petit écran, mentionnons la jolie fenêtre que vient de lui offrir l'Orchestre Métropolitain, à la suggestion du chef Nicolas Ellis. Elle assumera le rôle de soliste à l'occasion de trois concerts donnés en avril 2017, à la Salle Outremont.

Quelle pièce figurera au programme? La Rhapsodie hongroise, bien évidemment.

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