Un Virtuose originaire de Saint-Honoré

Accompagné par ses parents, Jacques Mallette et Kim... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Accompagné par ses parents, Jacques Mallette et Kim Labrecque, le batteur Olivier Mallette a pu visionner, hier soir, l'émission qu'il a enregistrée aux côtés de l'animateur Gregory Charles.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Après avoir joué deux fois au Centre Bell, en plus d'ouvrir pour Sylvain Cossette et la troupe Belle et Bum sur la zone portuaire de Chicoutimi, le batteur Olivier Mallette, originaire de Saint-Honoré, vient de passer à la vitesse supérieure. Tout le Québec a eu l'occasion d'apprécier son talent hier, en effet, grâce à l'émission Virtuose.

Diffusée à la télé de Radio-Canada, cette nouvelle production animée par Gregory Charles prend la forme d'un concours destiné aux jeunes musiciens. Quatre participants sont regroupés à chaque semaine, pour un total de 24. Ils créent des numéros ensemble, ainsi que des duos mettant l'animateur à contribution.

C'est ainsi que l'interprète âgé de 15 ans s'est attaqué à une samba avec Gregory Charles, tout en se joignant à ses camarades à la faveur d'un second numéro. Il est trop tôt pour connaître le sort qui lui sera réservé, puisque le classement cumulatif sera établi plus tard dans la saison. Déjà, cependant, le bilan de l'expérience est positif.

«Plusieurs membres de sa famille étaient présents lors de l'enregistrement et nous sommes bien fiers d'Olivier. À travers lui, la tradition musicale des Mallette se perpétue», a confié le père du batteur, Jacques Mallette, au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Il fait référence à ses 13 frères et soeurs qui, comme lui, ont grandi au Saguenay. Tous, sans exception, ont maîtrisé un ou plusieurs instruments. Lui-même s'était initié au violon avant d'opter pour la batterie, ce qui explique qu'à l'âge de trois ans, son fils a donné ses premiers coups de baguettes dans le studio familial.

«Je lui ai enseigné pendant un an, puis il a fréquenté l'École de musique de Chicoutimi en suivant les cours donnés par Sylvie Lapointe. Aujourd'hui, Olivier fréquente le Conservatoire et il a beaucoup progressé aux côtés de Robert Pelletier. Sa spécialité demeure la batterie», relate Jacques Mallette.

«Un peu nerveux»

C'est le Camp musical du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui a soumis le nom du Saguenéen aux producteurs de l'émission. «Quand ils ont téléphoné, je leur ai rappelé qu'Olivier était un batteur, en leur demandant si ça pouvait cadrer avec le penchant classique de l'émission, mentionne le père du musicien. On m'a répondu que c'était correct.»

Il rapporte qu'Olivier était «un peu nerveux» avant de se pointer à Montréal pour mettre en boîte l'émission diffusée hier. «Nous autres aussi, nous étions tendus. Un enregistrement, c'est quelque chose», estime Jacques Mallette, qui était accompagné par la mère du batteur, Kim Labrecque, ainsi que huit membres de la famille.

S'il aurait aimé voir Olivier exécuter de plus longs solos, le paternel a apprécié l'attitude de Gregory Charles. L'animateur s'est amusé du fait que l'adolescent venait de Saint-Honoré, une manière de dire qu'il arrivait du bout du monde. L'atmosphère était bon enfant.

Bien sûr, les juges se sont exprimés et Jacques Mallette accueille avec philosophie le sort qu'ils réserveront à son fils. «C'est un concours. Il faut accepter les résultats, quels qu'ils soient», soutient-il. On ignore si le jeune homme poursuivra l'aventure télévisée, mais une chose est sûre, sa vocation musicale est fermement ancrée.

«Depuis un an, Olivier laisse entendre qu'il veut faire carrière en musique. Il est encore jeune, mais déjà, je ne suis plus capable de le suivre à la batterie», fait remarquer Jacques Mallette avec un soupçon d'admiration dans la voix.

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