Encore Baronet et déjà imprésario

Klaude Poulin chérit cette carte d'affaires que lui... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Klaude Poulin chérit cette carte d'affaires que lui a remis René Angélil. Elle lui rappelle le temps lointain où l'ancien Baronet l'aidait à planifier des spectacles en Beauce et au Saguenay.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Klaude Poulin était promoteur de spectacles dans les années 1950 et 1960. Il avait commencé dans sa Beauce natale, bien avant de devenir directeur de l'information à la station de télévision CJPM. C'est dans un tel contexte que le Saguenéen d'adoption a fait la connaissance de René Angélil.

«Le premier contact a eu lieu un peu avant mon arrivée à Chicoutimi en 1966. J'organisais des spectacles à Thetford et un jour, il est venu avec son groupe, les Baronets. J'ai vite constaté que cet homme avait le sens des affaires, en plus du sens artistique», a raconté le journaliste, jeudi, à la faveur d'une entrevue accordée au Quotidien.

René Angélil avait pris l'initiative de «booker» d'autres groupes en plus du sien, histoire de faciliter le travail du jeune promoteur. «Il fallait barguiner avec, mais dès qu'il avait confiance, ça marchait à la perfection», se souvient Klaude Poulin.

Sitôt installé à Chicoutimi, il a constaté que la salle de réception de l'hôtel Champlain était inutilisée le dimanche soir. Ses 400 places ont éveillé son intérêt et quand le directeur de l'établissement lui a donné l'autorisation de planifier des événements, sa route a de nouveau croisé celle du Baronet.

«J'ai parlé de mon idée à René et il m'a suggéré d'ajouter d'autres spectacles à Chibougamau, Saint-Félicien et Alma. De cette manière, ça rentabiliserait le voyage pour les artistes», relate Klaude Poulin. Son groupe fut évidemment le premier à se lancer, ce qui avait permis au futur imprésario de vérifier le sérieux de l'organisation.

«Les Baronets étaient la formation la plus populaire et à défaut de posséder une grande voix, René Angélil affichait une présence scénique intéressante. C'était aussi le responsable de la gérance. J'ai encore sa carte d'affaires de l'époque», fait observer l'ancien journaliste.

Lui et René Angélil ont planifié près de 40 spectacles. Chaque fois, l'imprésario soumettait deux ou trois noms au Saguenéen, qui effectuait l'ultime sélection en tenant compte des préférences de sa clientèle. «C'était facile de travailler avec lui et je sentais que cet homme irait loin. Il avait un flair incroyable», rapporte Klaude Poulin.

Détail intéressant, il a aussi côtoyé Céline Dion avant qu'elle devienne la protégée de René Angélil. Elle et sa mère étaient apparues à CJPM le jour où une nouvelle émission devait être présentée en direct. Elle durait 30 minutes et comportait des entrevues réalisées à Chicoutimi.

«Céline n'avait sorti qu'un 45 tours et m'a dit: ''Donnez-moi une chance et vous allez voir. Je deviendrai une grande vedette''. J'ai fait sauter deux des invités et elle a donné toute une entrevue. Elle avait 15 ans et déjà, c'était une bonne vendeuse», s'émerveille Klaude Poulin.

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