Réflexion sur la mort

Robert Desbiens lancera son deuxième livre le 24... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Robert Desbiens lancera son deuxième livre le 24 janvier, à Saint-David-de-Falardeau. Le nouvel ouvrage a pour titre Le voyage inévitable de ma vie.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Robert Desbiens s'est attaqué à un gros sujet dans son deuxième livre, Le voyage inévitable de ma vie. L'auteur originaire du Saguenay y a couché ses réflexions sur la mort, cette chose à laquelle personne n'échappe, mais que notre société ne sait plus apprivoiser.

«Il y a un âge où cette question nous rattrape. On aimerait ça en parler, mais on n'ose pas», confie l'homme de 68 ans. C'est pour ouvrir la discussion, bien modestement, qu'il a pondu un texte ponctué de quelques poèmes, un ouvrage où se côtoient des expériences récentes et d'autres plus anciennes.

La première de toutes le ramène à l'âge de cinq ans, dans la maison familiale de Saint-Honoré. «Ma grand-mère gardait des ''paparmanes'' dans son tablier et un jour, je me suis étouffé en en mangeant une. C'est cet événement qui m'a mis face à la mort», indique Robert Desbiens.

Le décès d'un adolescent, heurté par un camion sous ses yeux horrifiés, près de l'église du village, lui a montré le visage brutal de la mort. S'y ajoutent les quatre ou cinq fois où l'auteur a accompagné des proches en fin de vie, autant d'expériences qui ont nourri son projet d'écriture.

«Après avoir assisté au cheminement des gens à travers les phases de révolte, de résilience, de douceur et de paix, j'ai réalisé qu'on fait alors le bilan de sa vie, décrit-il. Ça m'a aussi fait comprendre qu'il est plus important d'être que d'avoir.»

Un choc culturel

Robert Desbiens a ajouté une touche d'exotisme au livre en revenant sur un voyage qu'il a fait en Inde et au Népal, il y a trois ans. Faisant partie d'un groupe associé à l'organisme Écoute ton corps, il a profité de son séjour de trois semaines pour voir comment la mort est perçue là-bas.

«J'ai subi un choc culturel, reconnaît le Saguenéen. À Katmandou, par exemple, j'ai visité un mouroir et assisté à une crémation effectuée dehors, sur un autel. J'ai constaté que les gens avaient un grand respect pour la mort. Les familles attachent beaucoup d'importance à l'idée de se faire incinérer au même endroit, même si ça coûte cher.»

Ce qu'il souhaite, avec son livre publié aux Éditions Vivat, c'est ouvrir un dialogue sur la mort, ébrécher le mur du silence qu'on a élevé autour d'elle. En attendant de le trouver dans les librairies, les personnes que le sujet intéresse sont invitées à le joindre au numéro 418-503-0613 afin de commander un exemplaire.

Une autre option consiste à assister au lancement tenu le 24 janvier à 13h, à la salle des Chevaliers de Colomb de Saint-David-de-Falardeau. Tout le monde est invité à cette activité qui couronnera un exercice d'écriture que l'homme a jugé difficile, au même titre que celui qui avait mené à la sortie de J'aurais donc dû..., il y a cinq ans.

«Écrire me sort de ma zone de confort parce que je ne suis pas à l'aise avec un ordinateur. En plus, je n'ai jamais été bon en français», admet Robert Desbiens, qui vante le support technique fourni par la maison d'édition saguenéenne.

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