Quand l'art et la mode fusionnent

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La finissante à la maîtrise en art Stéphanie Leclerc-Murray a pris la pose dans son oeuvre interactive One Size Variante 1, qui questionne les limites corporelles et la fusion entre l'art et la mode.

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Pour sa première exposition solo, la finissante à la maîtrise en art de l'Université du Québec à Chicoutimi Stéphanie Leclerc-Murray «critique la haute couture de façon poétique». Dans PARCOURS VESTIMENTAIRE, présentée au Centre national d'exposition jusqu'au 17 janvier, l'art et la mode fusionnent pour créer des robes sculptures et des oeuvres interactives.

Robe commune est le coeur de l'exposition de... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 1.0

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Robe commune est le coeur de l'exposition de la jeune artiste. C'est l'oeuvre qui lui a demandé le plus de recherche technique et esthétique, en plus de se retrouver dans les créations multimédias.

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Stéphanie Leclerc-Murray a une relation spéciale avec le... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 1.1

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Stéphanie Leclerc-Murray a une relation spéciale avec le médium de la photographie macro. Elle n'utilise jamais de trépied pour garder les mouvemens naturels, ce qui crée des zones floues.

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Si elle n'avait pas étudié en art, la jeune Arvidienne avoue qu'elle se serait sûrement dirigée vers le design de mode.

«Je perçois mon exposition pareille à une collection. Comme dans un défilé de mode, on sent la ligne directrice du designer», explique celle qui crée dans son atelier entourée de tissus et de son plus fidèle outil, un mètre ruban. Au lieu de trouver une touche récurrente de fourrure ou des motifs répétitifs, les formes des oeuvres se marient entre elles et le rose prédomine.

«La limite entre l'art et la mode est tellement mince, lance la créatrice. C'est fou comme le statut de l'un essaie de rejoindre l'autre, et vice-versa.»

Avec Robe commune, une pièce de vêtement conçue pour quatre modèles, ou Lignes de tulle et sa gigantesque traînée de tissus qui coupe le chemin des visiteurs, Stéphanie Leclerc-Murray ne fait pas qu'exagérer un milieu qui la fascine, elle se questionne aussi sur les limites physiques. C'est pourquoi elle invite les spectateurs «à s'habiller de ses oeuvres» dans deux installations interactives, One Size Variante 1 et Chaise de corps.Pour s'être prêtée au jeu, la journaliste du Quotidien peut vous confier qu'il est un peu inconfortable et déstabilisant de devenir une oeuvre d'art!

«À la base, le vêtement est déjà interactif: il peut être trop serré, les manches peuvent être trop courtes... Dans cette exposition, je le montre comme un artéfact», précise l'artiste multidisciplinaire, qui présente aussi des créations vidéo et un diptyque photographique, où les textures de la peau et du tulle se ressemblent étrangement. Stéphanie Leclerc-Murray s'est inspirée d'une phrase déclarée par un designer qu'elle affectionne: «Une robe est comme une sculpture sur le corps d'une femme.»

PARCOURS VESTIMENTAIRE se visite en deux temps: une partie est plus contemplative et l'autre plus interactive, mais il y a aussi une différence entre le jour et le soir. «Avec les ombres lorsque le soleil se couche, c'est beaucoup plus théâtral», croit la jeune femme, qui songe déjà aux suites de sa démarche artistique et à son dialogue entre le vêtement, le corps et l'espace. Les possibilités sont grandes: des tableaux tissés, un pantalon commun, ou une robe qui attache ensemble des modèles sans expérience ou aux silhouettes variées, contrairement à cette première recherche esthétique.

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