Ils brillent d'ATM à Star Wars

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Michel Gervais est fier de savoir que ses anciens élèves ont contribué à la conception des effets spéciaux du dernier Star Wars.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Des diplômés de Techniques de production et de postproduction télévisuelles du programme Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière ont travaillé sur le dernier film de la série Star Wars. Ils font partie des employés du studio Hybride, de Piedmont, cette firme qui a obtenu un important contrat pour concevoir une partie des effets spéciaux du septième film de cette populaire épopée.

Secret professionnel oblige, les gens qui ont étudié dans la région ne peuvent parler publiquement de leur contribution à ce film. Mais leurs anciens enseignants au Cégep de Jonquière peuvent propager la bonne nouvelle.

«Il y a un grand secret entourant le film. Les gens qui travaillaient sur l'oeuvre ne connaissaient même pas l'histoire. Ils se concentraient sur différentes parties. Et il y a de jeunes finissants qui ont fait un important travail sur ce film», confirme Michel Gervais, un des enseignants d'ATM.

«Il y a un jeune qui nous a appelés pour nous remercier de l'avoir encouragé dans cette voie. Car à son arrivée dans le programme, il voulait travailler en son. Mais on lui avait dit qu'il avait le talent pour les effets spéciaux. Et il a poursuivi sur cette voie et a finalement travaillé sur Star Wars», raconte l'enseignant Georges Vézina, visiblement fier de ses anciens élèves qui ont laissé leurs traces sur ce film.

Plusieurs diplômés de la région ont travaillé sur d'importantes productions, comme Le Seigneur des Anneaux, Titanic et Avatar. Pas étonnant, car le Cégep de Jonquière offre la formation la plus reconnue dans le domaine. Et ils seront encore plus nombreux à travailler sur de telles productions, croient les enseignants, rappelant que Montréal, reconnue comme une plaque tournante de la conception d'effets spéciaux, reçoit de plus en plus de tels contrats.

«Grâce à des crédits d'impôt, plusieurs entreprises se sont installées au Québec. Une véritable expertise s'est créée dans le domaine. Et plusieurs maisons de production américaines choisissent maintenant de faire affaire avec les entreprises basées à Montréal», pointe M. Gervais.

La demande est si forte que 100% des finissants en postproduction dénichent un emploi à la fin de leurs études. Et la demande n'est pas près de diminuer.

«Les effets spéciaux, qui sont plus réalistes que jamais, permettent de réduire considérablement les coûts de production. Par exemple, on peut créer des foules et donner l'illusion que ces gens sont bien sur place, mais en évitant tous les coûts reliés à la figuration. C'est pour cette raison que la demande va exploser. Ça coûte moins cher de faire du 3D que de recréer physiquement la scène», détaille M. Gervais.

Ces perspectives alléchantes influencent aussi les jeunes à opter pour la postproduction télévisuelle lorsque vient le temps de choisir leur spécialité dans le programme ATM.

«Traditionnellement, on a toujours eu plus de gens en production qu'en postproduction, au moins les deux tiers des jeunes. Mais la tendance est à la hausse pour la postproduction. Cette année, on a 53 finissants. C'est un record», constate Georges Vézina.

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