Redevenir un enfant, le temps d'une expo

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Voici les trois artisans de Local de jouets: le président de La Caserne de jouets Saguenay, Mario Gagnon, la conceptrice de l'exposition, Gina Gagnon, et le directeur général adjoint de La Pulperie, Rémi Lavoie. Ils sont photographiés près du présentoir consacré à Barbie, Ken et G.I. Joe, entre autres célébrités.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Daniel Coté
Le Quotidien

C'est comme un concentré de nostalgie, l'équivalent d'un expresso plus court que court. Visiter Local de jouets, la nouvelle exposition présentée à La Pulperie de Chicoutimi jusqu'au 27 mars, permet de renouer avec la meilleure part de l'enfance.

Au-delà des jeux, en effet, c'est le souvenir des heures passées avec les amis et les membres de sa famille, à une époque où l'ordinateur bouffait des cartes perforées plutôt que l'attention de tout un chacun, qui remonte à la surface. Il y avait plus de folie, d'« ostinations » et de rires dans une partie de Hands Down que dans une journée sur Twitter.

Peut-être est-ce l'approche des Fêtes, mais hier, les personnes convoquées à La Pulperie n'ont pas attendu sagement le début de la conférence de presse consacrée à l'exposition. Les rangées de chaises étaient désertes, en effet, tous préférant explorer les cinq zones où sont regroupés les trésors accumulés par La Caserne de jouets Saguenay.

« C'est pour rappeler des souvenirs, faire renaître la féérie de Noël », a souligné son président, Mario Gagnon. Il a aussi évoqué la contribution de l'une de ses bénévoles, Gina Gagnon, qui oeuvre également à La Pulperie. Elle a élaboré le concept sur lequel s'appuie Local de jouets, dont l'ampleur a justifié son déplacement du hall vers la salle Desjardins.

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Les jeux Hands Down et Monopoly évoquent une époque où l'ordinateur occupait moins de place dans la vie des enfants.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Ken ou G.I. Joe?

Dès les premiers pas dans la salle d'exposition, l'oeil est sollicité. On veut examiner l'immense camion de pompier fabriqué par Tonka, mais aussi les trains miniatures alignés tout près. Ils sont beaux, en excellent état, ce qui est le cas de la plupart des pièces rassemblées dans la salle.

Ces jouets font figure d'antiquités du haut de leurs 50 ans, mais les plus récents provoquent également une bouffée de nostalgie. De fait, il suffit de se tourner pour découvrir deux présentoirs ancrés dans l'actualité du moment, puisqu'ils renferment des produits dérivés de la série Star Wars.

Il prenait pas mal de place dans le... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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Il prenait pas mal de place dans le garde-robe, ce Falcon Millenium piloté par Han Solo dans la série Star Wars.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Les figurines ont l'air bien petites à côté du Falcon Millenium de Han Solo, ainsi que du Quadripode impérial dont les débuts sur grand écran remontent à 1997. On dirait un cheval de Troie ou un chien avec ses grandes pattes grises. Il aurait un os dans la gueule qu'on serait à moitié étonné.

La section des personnages connus rejoint plusieurs générations, alors que Tintin côtoie Cannelle et Pruneau, ainsi que Monsieur Tranquille. On sourit en voyant un G.I. Joe barbu, viril, à côté d'un Ken pour qui l'expression métrosexuel semble avoir été inventée. Barbie a bien raison de se concentrer sur sa garde-robe, abondamment représentée à La Pulperie.

Pas besoin d'avoir été un fan de Monsieur... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 4.0

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Pas besoin d'avoir été un fan de Monsieur Tranquille pour sourire en le voyant réapparaître à La Pulperie, une quarantaine d'années après son moment de gloire dans les émissions pour enfants de Télé-Métropole.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Le jouet le plus émouvant, peut-être, se trouve au fond de la salle. Fabriqué vers 1950, il s'agit d'une trottinette en bois dont les roues sont minuscules, où un bout de bois tient lieu de guidon. Son extrême modestie montre à quel point la vie était difficile au temps des radios à lampes.

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