«Nowell! Nowell!»

En plein dans le mille

Les comédiens Mélanie Potvin et Patrick Simard sont... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les comédiens Mélanie Potvin et Patrick Simard sont transfigurés dans la dernière pièce de Noël du Théâtre 100 Masques, où même deux figures politiques s'invitent à la soirée.

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Avec Nowell! Nowell! Ou c'est comme ça qu'ça s'passe chez-nous!, le Théâtre 100 Masques frappe dans le mille pour le retour de sa comédie du temps des Fêtes, qui parodie la manière de recevoir les invités à l'aide de célèbres chansons remaniées, pour la folle allégresse des spectateurs.

Vendredi soir, les 60 places disponibles dans la salle Murdock, du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, étaient toutes occupées pour assister aux neuf leçons d'une réception de Noël réussie selon la spécialiste en savoir-vivre Martha Wauthier. La comédienne Mélanie Potvin a brillamment interprété ce solo, dans une ambiance déjà festive grâce au chocolat chaud et aux biscuits servis.

Plus clinquante que le sapin de Noël du décor avec ses boucles d'oreilles en ampoules et son visage outrageusement fardé, l'artiste a fait son entrée en traînant la jeune pianiste Isabelle Dubé-Tremblay. Son accompagnement a permis de reconnaître facilement les airs du temps de Fêtes, dont les paroles ont été détournées pour les besoins du cours de bienséance. La version revisitée de Petit Papa Noël donne le ton au reste de la pièce, alors que Martha chante les péripéties du petit Joël, de l'oncle Marcel et de la grosse Adèle lors d'une fête de famille mouvementée.

Le texte est un véritable bijou de jeu de mots, de références régionales, de paronymes et de prononciation défaillante. Les convives se transforment en «cons qui vivent» et les serviettes de table sont pliées selon l'art de «l'oriKénogami». Le défi était de taille pour Mélanie Potvin, qui enchaînait monologues complexes et chansons. Même si sa voix manquait parfois un peu de force, la chorale improvisée du public était là pour la soutenir grâce à la projection des paroles sur un écran. Pratique, mais à améliorer pour l'esthétique.

Le personnage de la spécialiste du savoir-vivre Martha... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Le personnage de la spécialiste du savoir-vivre Martha Wauthier fait pleurer de rire avec sa bouche pincée et ses airs ridicules.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Martha Wauthier était seule à discourir, mais sa bouche pincée et sa gestuelle exagérée étaient presque éclipsées par la performance silencieuse de Patrick Simard en pépère transfiguré. Les éclats de rire devenaient incontrôlables à la vue de ses fesses difformes et de sa mâchoire maltraitée par un dentier. La mise en scène éclatée de Dario Larouche laissait libre cours aux meilleures pitreries.

Ce dernier s'est sûrement bien amusé en invitant dans sa pièce le maire de Saguenay Jean Tremblay et le député péquiste Sylvain Gaudreault, sous forme de têtes de mannequin. Une illustration éloquente du cas où deux convives ne peuvent s'empêcher de se chamailler et où il faut les séparer... Parfois en renvoyant chez elle celle qu'on aime le moins! Un beau préambule à la Liste des sujets à éluder dans un party sur l'air des Douze jours de Noël, par exemple la religion, l'économie et «les petites boules» de l'hôtesse. Comme quoi quelques plaisanteries grivoises ravissent toujours l'auditoire.

À la sortie de la représentation d'une heure, une seule question hantait les spectateurs: après cette huitième édition si drôle et tant de fausses promesses de dernière fois par Dario Larouche, Nowell! Nowell! Ou c'est comme ça qu'ça s'passe chez-nous! sera-t-elle vraiment la dernière comédie de Noël de la troupe? Quoi qu'il en soit, une dernière séance se tient samedi à 14h, 10 $ le billet.

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