Engagée dans la création littéraire

Marie-Ève Bolduc, étudiante au doctorat en lettres de... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Marie-Ève Bolduc, étudiante au doctorat en lettres de l'UQAC, est boursière du Fonds de recherche du Québec - Société et culture.

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Nous vous présenterons pendant le mois de décembre des portraits d'étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) de différents programmes qui ont reçu une bourse d'excellence d'organismes subventionnaires, fédéraux ou provinciaux, pour poursuivre leurs études supérieures.

Marie-Ève Bolduc est l'une des rares étudiantes au doctorat en lettres de l'UQAC à s'être engagée dans un projet de création littéraire. Son but: publier un premier roman alliant fantastique et science-fiction pour ensuite vivre de sa plume.

«Je veux être écrivaine depuis que je suis en troisième année», lance d'emblée la jeune femme qui n'a pas froid aux yeux. Passionnée par la lecture, c'est la lecture du roman L'Histoire sans fin, de l'auteur allemand Michael Ende, qui l'a amenée à dévorer les romans fantastiques. Coeur d'encre, de Cornelia Funke, fait aussi partie de ses coups de coeur.

Comme bien des jeunes de son âge, les Harry Potter, Amos Daragon, Seigneur des anneaux et Chevaliers d'Émeraude sont passés entre ses mains, pour n'en nommer que quelques-uns.

Ces romans ont alimenté son imaginaire et fait germer dans son esprit des idées de récits et de projets. Même si elle en rêve depuis l'enfance, elle ne s'est jamais mise à l'écriture, hormis pour la rédaction de quelques nouvelles. «Pour l'instant, je préfère me consacrer à mes études. Si je me mets à écrire, je vais tout le temps y penser!» souligne-t-elle.

Depuis qu'elle a obtenu des bourses d'études à la maîtrise, puis au doctorat, Marie-Ève peut se consacrer entièrement à ses études. L'étudiante en deuxième année de doctorat peut compter sur le soutien d'une bourse de recherche de 20 000$ par année, pendant trois ans, du Fonds de recherche du Québec - Société et culture. «Pouvoir me consacrer entièrement à mes études m'a permis d'augmenter ma moyenne, et sans ces bourses, je n'aurais jamais envisagé de faire un doctorat», mentionne l'étudiante.

Sous la direction de Luc Vaillancourt, professeur en arts et lettres, elle se penche sur l'origine des mythes des romans fantastiques et de science-fiction. Elle s'intéresse particulièrement à la façon dont les mythes des origines et de l'évolution de l'humain peuvent avoir influencé ces récits fictifs.

Cette analyse littéraire constituera la première partie de sa thèse. Sa seconde partie sera consacrée à l'écriture de son premier roman, qu'elle espère ensuite publier. Son récit qu'elle a déjà bien en tête sera un mélange de fantastique et de science-fiction.

Vivre de sa plume

Après son doctorat, Marie-Ève Bolduc compte se consacrer avant tout à l'écriture. Elle est ambitieuse et confiante de pouvoir vivre un jour de sa plume, même si elle sait bien que peu d'auteurs au Québec y parviennent.

Pour avoir discuté avec quelques auteurs, elle sait bien que la réalité du métier est loin d'être rose. Mais la flamme brûle en elle. Et elle n'est pas seule pour affronter l'avenir: elle peut compter sur son mari, Dominic Bouchard. Celui qui travaille en ventes jouera le rôle de son agent pour l'aider à développer sa carrière. Ils ont d'ailleurs fait connaissance... lorsqu'il lui a vendu un ordinateur.

«Il est très créatif et nous avons commencé à monter ensemble un projet, que nous poursuivrons après mon doctorat, raconte la jeune femme. Il est aussi très critique, et je sais que je peux me fier à son avis.»

Il lui a aussi fait découvrir le jeu de rôle médiéval fantastique Donjons et Dragons. Elle développe maintenant ses propres univers pour des parties jouées en famille, des créations qu'elle compte bien utiliser dans ses différents projets.

Son conjoint et elle partagent aussi ensemble une passion pour les jeux vidéo de rôle et d'aventure. Enfant, elle a été séduite par les jeux de l'univers de Zelda, les Sims, puis par la suite par World of Warcraft et Mass Effect, des jeux qui contribuent tous à alimenter son imaginaire.

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