De l'énergie brute

Michel Martineau en est à sa première exposition... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Michel Martineau en est à sa première exposition en sol saguenéen. Il avoue s'être senti comme chez lui lorsqu'il a débarqué à Saguenay.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Patricia Rainville
Le Quotidien

La grisaille de novembre vous déprime? Une visite de l'exposition Sauter à pieds joints de Michel Martineau, présentée au Centre national d'exposition de Jonquière, pourrait bien y remédier. Les oeuvres gigantesques de l'artiste montréalais, qui en est à sa première exposition en sol saguenéen, proposent une vision éclatée du monde.

«Ce que je veux offrir, c'est de la joie de vivre!», lance l'artiste, rencontré au lendemain de son vernissage.

Bien heureux de son passage dans la région, où il avoue se sentir comme chez lui, Michel Martineau dit vouloir pousser les gens à regarder ses peintures selon ce qu'ils ressentent. «Mes toiles sont ouvertes à l'interprétation. Je ne veux pas dicter aux gens quoi voir, je veux qu'ils regardent mes toiles selon ce qu'ils vivent», note l'artiste, né en Outaouais, mais qui oeuvre depuis plusieurs années à Montréal.

Aussitôt que le visiteur passe la porte de l'exposition, son oeil sera vite attiré par les couleurs, les formes et l'immensité des toiles. Michel Martineau compare ses oeuvres à de multiples fenêtres d'ordinateur, créant des toiles fragmentées et longuement travaillées.

«Je peux travailler sur la même peinture durant des années. Je réutilise beaucoup d'anciennes toiles, que je retravaille. Je repeins par dessus mes anciens dessins et ils se transforment en quelque chose de nouveau. C'est un peu comme des souvenirs. J'ai toujours fait ça», explique Michel Martineau.

Celui qui dit peindre par pulsion désire offrir des paysages du coeur. «C'est en quelque sorte une ode à la vie que je veux partager. Et je le fais en utilisant les pinceaux et les couleurs. J'espère mettre un peu de bonheur dans celui qui regarde. Et je m'adresse à tout le monde, autant aux enfants, qu'aux intellectuels et aux aînés», souligne l'artiste.

S'il utilise les formats géants, c'est pour que le visiteur se sente aspirer par l'oeuvre. «J'espère que les gens seront en mesure de faire un corps à corps avec mes toiles. C'est de l'énergie brute que je veux offrir», ajoute Michel Martineau.

Bien que Sauter à pieds joints se compare à un rayonnant arc-en-ciel, l'artiste voulait également exprimer la perte de repères, de valeurs sociales et de culture identitaire de notre société.

L'exposition se tient jusqu'au 17 janvier prochain.

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