Ingrid St-Pierre : Tokyo, l'album d'hiver

Ingrid St-Pierre vient de lancer son troisième disque,... (Photo courtoisie, Martin Laporte)

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Ingrid St-Pierre vient de lancer son troisième disque, Tokyo, avec la collaboration de Philippe Brault. Il regroupe des pièces enveloppantes, un brin mélancoliques, qui sont nées dans la foulée d'un voyage au Japon.

Photo courtoisie, Martin Laporte

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Daniel Coté
Le Quotidien

Dès les premières notes, on a le réflexe de regarder dehors pour voir s'il neige.

Tokyo, le dernier-né d'Ingrid St-Pierre, présente en effet les caractéristiques d'un album d'hiver. Sur la pièce titre, Tokyo Jellybean, le piano se fait enveloppant, cotonneux comme la tige de cette même plante, laquelle est tenue par l'artiste sur l'une des photographies ornant l'intérieur de la pochette.

Plus loin, le rythme est lent, le ton atmosphérique comme sur une composition de Satie. Il y a de la harpe, celle d'Évelyne Grégoire-Rousseau, et la voix de la chanteuse se fait toute douce, presque caressante. L'ensemble dégage un reste de mélancolie, mais à dose homéopathique.

«Ce n'est pas lourd», a précisé Ingrid St-Pierre il y a quelques jours, à l'occasion d'une entrevue téléphonique accordée au journal. Elle est la première, aussi, à évoquer le caractère enveloppant de l'album. Il faut dire que les premiers textes ont été ébauchés au Japon, pendant un séjour d'un mois où, même en ville, on baigne dans une ambiance zen.

«J'ai été surprise que ce soit aussi calme, y compris le matin, alors que les gens vont travailler. On entend le bruit de leurs pas, en même temps que le cri des oiseaux. C'est le genre de chose qui n'arrive pas à Montréal», fait remarquer la chanteuse originaire de Cabano, qui réside aujourd'hui dans la Métropole.

Pareille, mais un peu différente

Le séjour au Japon a eu lieu pendant la pause d'un an que s'est accordée Ingrid St-Pierre. Après avoir sorti deux disques en 2011 et 2012, ce qui a donné lieu à de longues et belles tournées, le besoin de prendre du recul est devenu plus fort que tout.

«Comme je voulais avoir des choses à raconter, je me suis retirée et il est arrivé plein d'affaires. J'ai déménagé, j'ai eu un enfant qui est maintenant âgé de deux mois. J'étais d'ailleurs enceinte jusqu'aux yeux pendant les séances d'enregistrement», mentionne l'artiste avec humour.

Revenant sur l'atmosphère que dégage Tokyo, elle souligne la contribution du responsable de ce projet, Philippe Brault. «Sans que j'aie besoin de lui dire, il m'a amenée là où je voulais, note Ingrid St-Pierre. Philippe possède une sensibilité rare. Même si les arrangements sont discrets, il a poussé les chansons plus loin qu'en mode piano-voix.»

On sent une évolution, une légère mutation, par rapport aux premiers disques. Tout en demeurant dans le droit fil de sa démarche, la chanteuse n'a pas cherché à tout prix l'amalgame. S'autoplagier pour surfer sur les succès passés, très peu pour elle.

«Je n'ai pas écrit les nouvelles pièces pour faire plaisir aux gens, confirme Ingrid St-Pierre. Je les ai faites pour moi parce qu'il est nécessaire que je sois émue par ce que je raconte, que ça parte du coeur. On touche les autres en étant authentique.»

Elle a maintenant hâte de revoir le public, un bonheur qui se matérialisera à la fin de février. Quelques sorties en duo précéderont la tournée proprement dite, alors que les artisans de Tokyo lui tiendront compagnie sur scène. «On va se promener jusqu'en 2017», annonce la chanteuse.

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