Du Archibald jeunesse

Samuel Archibald... (Archives La Presse)

Agrandir

Samuel Archibald

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Fin conteur, l'auteur originaire d'Arvida, Samuel Archibald, a élaboré la trame de son nouveau livre jeunesse en racontant des histoires à ses filles, Alice et Sophie. C'est lorsqu'il s'est aperçu que sa blonde, l'écrivaine et chroniqueuse Geneviève Pettersen, s'était faufilée dans l'embrasure de la porte pour connaître le dénouement de ce qui allait devenir Tommy l'enfant-loup qu'Archibald a su qu'il tenait quelque chose.

Fin conteur, l'auteur originaire d'Arvida, Samuel Archibald, a... (- Images fournies par Le Quartanier) - image 1.0

Agrandir

- Images fournies par Le Quartanier

«J'ai toujours raconté des histoires aux filles. Pendant ce temps, la maman pouvait aller se faire un verre et relaxer un peu. Quand je me suis rendu compte qu'elle était là et qu'elle voulait entendre la fin de l'histoire, j'ai su que le ver était tombé dans la pomme», image Archibald.

Publié au Quartanier, la maison d'édition complice des péripéties littéraires d'Archibald depuis la parution du recueil de nouvelles, Arvida, en 2011, Tommy l'enfant-loup est la première de cinq offrandes destinées à un public jeunesse. La série, regroupée sous l'égide de la collection Porc-Épic, suivra les rocambolesques aventures de Bill Bilodeau, l'ami des animaux.

Une fable moderne

Le bal est donc officiellement ouvert avec «Tommy», la touchante et déchirante histoire d'un petit garçon de sept ans retrouvé au fond d'un trou dans la Réserve faunique des Laurentides par trois chasseurs et leur ami, un amoureux de la nature. L'un d'eux, «le peureux», abat une louve à bout portant. Ses bébés, un petit loup blanc, un petit loup noir et un petit loup gris, sont par la suite extirpés de leur tanière par les chasseurs, qui leur veulent du bien. Une bête, pressentie comme étant le dernier louveteau de la portée, grogne sauvagement depuis le fond du terrier. La créature inflige une morsure à la main qui tente de la secourir, laissant l'empreinte d'une dentition qui est celle d'un humain et non d'un animal.

Ce corps singulier à la longue chevelure noire, mi-enfant, mi-loup, est ramené au camp, transi et couvert de sang. Les louveteaux sont par la suite confiés à un refuge pour animaux au Lac-Saint-Jean et Tommy est accueilli par un couple d'Arvida. La maladie emporte sa mère adoptive et le jeune garçon, soumis aux foudres quotidiennes de son bourreau, Steven Gagné, s'effondre.

Le narrateur (Samuel Archibald) et son frère deviennent les copains de l'enfant-loup. Quand Tommy, esseulé et stigmatisé, menace de retourner vivre dans la forêt, le duo propose de lui faire voir un homme qui déterminera s'il est destiné à vivre parmi les hommes ou parmi les loups. S'orchestrent alors la magie et tout le doigté de Bill Bilodeau.

Évidemment, pas question de dévoiler le «punch» ici, mais disons simplement que l'histoire entraîne le jeune lecteur jusqu'à Mashteuiatsh, où les destins de Tommy et d'une énigmatique Montagnaise se croisent. Le dénouement de cette fable, aussi mystérieuse qu'actuelle, où les thèmes de l'intimidation, du rejet et de l'identité sont amenés avec beaucoup d'adresse et de tendresse, est heureux pour Mahikaniss, petit-loup dans la langue des Ilnus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer