Quand la réalité vient teinter la fiction

La pièce Un château sur le dos sera... (Photo Courtoisie)

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La pièce Un château sur le dos sera présentée à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, le 28 novembre. Le texte de Martin Bellemare a été inspiré par un extrait des Essais de Montaigne.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Tôt ou tard, c'était dû pour arriver. Les événements de Paris ont jeté une lumière crue sur la pièce Un château sur le dos, une création du Théâtre Ébouriffé qui sera à l'affiche le 28 novembre à 13h30, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.

Marie-Ève Huot a signé la mise en scène... (Archives La Presse) - image 1.0

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Marie-Ève Huot a signé la mise en scène de la pièce Un château sur le dos. Elle trace un parallèle entre son propos et les événements de Paris.

Archives La Presse

Cette oeuvre destinée aux enfants âgés de sept à 11 ans, mais dont le propos intéresse aussi les adultes, a été créée en 2011. Inspiré d'une histoire qu'évoque Montaigne dans ses Essais, le texte de Martin Bellemare présente la rencontre improbable d'un général sanguinaire, Tremendiata, et d'une communauté qu'il s'apprête à écraser.

«Le général annonce que des gens seront tués et des femmes vont le voir pour temporiser. En fin de compte, il les autorise à partir, mais en n'emportant pas plus de choses que ce qu'elles sont capables de porter sur leurs épaules», relate Marie-Ève Huot, responsable de la mise en scène.

Sans vendre la mèche, elle laisse entendre que la décision des citoyennes, ce qu'elles choisissent de sauver des griffes de l'envahisseur, témoignera de leur humanité. «Ça montre l'importance de la vie, des relations humaines», note la femme de théâtre.

Transcender la barbarie

C'est au cours d'une répétition tenue mardi, à Montréal, que les artisans d'Un château sur le dos ont tracé un lien avec les récents attentats. Bien que la pièce soit conçue en fonction du jeune public, on y trouve de quoi alimenter sa réflexion.

«Ce n'est pas infantilisant. On propose une lecture du monde empreinte de lucidité et on fait confiance à la capacité des jeunes de saisir les enjeux. Dans la pièce, ils se trouvent dans l'attente et la peur. On les plonge dans un monde violent, un monde extrême. On se demande comment on peut s'élever au-dessus de la barbarie», énonce Marie-Ève Huot.

L'histoire se déroule au Moyen-âge, mais elle l'a inscrite dans un cadre intemporel grâce à des costumes recoupant différentes époques. Un autre choix fut de placer les comédiens face aux spectateurs, comme dans une lecture publique. Ils s'adressent aux gens, plutôt qu'aux autres personnages.

«Ça amène le public à faire travailler son imagination et ça plaît aux enfants. On est ailleurs, dans l'évacuation des choses», mentionne Marie-Ève Huot. Les jeunes apprécient également les touches de légèreté qui ponctuent Un château sur le dos, tout comme le jeu de Francis-William Rhéaume, celui qui incarne le général.

Loin d'être uniformément cruel, en effet, le chef de guerre possède un côté décalé, un brin nono, qui amuse les spectateurs. Son interprète fait partie de la distribution depuis 2011, ce qui est aussi le cas de ses camarades Catherine-Amélie Côté, Nicolas Germain-Marchand et Philomène Lévesque-Rainville.

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