Les cordes sensibles de Jesse Cook

Tout au long du concert, Jesse Cook s'offrait... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Tout au long du concert, Jesse Cook s'offrait des duos tels des combats musicaux avec le violon, les percussions et son guitariste. Des sons d'influence espagnole, gitane et de jazz ont permis au public de vivre une expérience musicale de grande qualité.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Ce sont des cordes sensibles que le guitariste Jesse Cook a fait résonner, mercredi soir, sur la scène de la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, devant un public chaleureux. Des pièces musicales remplies d'images et d'émotions, des rythmes endiablés, des harmonies en douceur, un cocktail parfait pour nourrir notre imagination.

Le grand gaillard était accompagné de ses excellents musiciens, Nicolas Hernandez à la seconde guitare, Chris Church au violon, Dennis Mohamed à la basse et le percussionniste Rosendo « Chendy » Leon. L'artiste a livré une vingtaine de pièces musicales d'une grande virtuosité que chaque spectateur pouvait s'approprier en se laissant entraîner par son imagination dans différents lieux, dans ses souvenirs, dans son vécu. Jesse Cook nous parle et nous raconte des histoires avec sa guitare acoustique.

Le musicien originaire de la France, mais qui a grandi à Toronto, s'est adressé aux spectateurs en français toute la soirée. « Bonsoir. C'est la première fois que je suis ici, je ne sais pas qui vous êtes et où je suis, mais je vous remercie d'être là », a-t-il lancé en début de spectacle avant de faire vibrer sa musique.

Un public d'environ 500 connaisseurs lui a rapidement témoigné leur gratitude avec des applaudissements nourris dès les premières pièces. Avant de jouer Taxi Brazil, il a expliqué d'où lui était venue l'idée. « J'ai voulu avec cette pièce créer le son d'un vieux taxi du Brésil d'au moins 50 ans qui ne marche pas très bien. Quand mon percussionniste est arrivé au studio avec ses instruments et que je lui ai expliqué ce que je voulais reproduire comme son. Il a finalement utilisé des poêlons », de raconter le musicien pendant que Chendy Leon s'est avancé avec deux chaudrons dans les mains.

Sa musique est tellement brillante qu'on voyait ce chauffeur de taxi dans les rues chaudes du Brésil arpentant les artères encombrées avec un passager sur la banquette arrière. Ce fut comme ça toute la soirée alors que les musiciens nous ont fait voyager avec des airs latins, indiens, du Moyen-Orient pour nous transporter dans de chauds déserts ou dans des soirées de danse enfumées.

Jesse Cook a défendu des pièces de son tout récent album, One World, d'un style plus électrique en plus de servir ses classiques très appréciés du public. Les musiciens servent à merveille l'univers sonore de ce grand guitariste canadien, qui a vendu plus d'un million et demi d'albums en 20 ans de carrière.

Tout au long du concert, Jesse Cook s'offrait des duos tels des combats musicaux avec le violon, les percussions et son guitariste. Des sons d'influence espagnole, gitane et de jazz ont permis au public de vivre une expérience musicale de grande qualité.

Il aura fallu attendre en fin de spectacle pour que le public se lève. « Quand vous serez prêt pour le rumba party, vous me le direz, stand up to feel? », a-t-il dit avant que le public se lève en frappant dans les mains.

Avec Jesse Cook, il se passe toujours quelque chose d'inattendu et surprenant, on le suit dans toutes ses inspirations d'une grande virtuosité. La dernière visite de Jesse Cook au Saguenay remonte à 2008 alors que Robert Hakim l'avait produit pour une première fois à l'Auditorium Dufour. On a déjà hâte de le revoir. Il continue sa tournée au Québec et au Canada lors des prochains mois.

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